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NIETZSCHE: No future !

Philosophie

Aperçu du corrigé : NIETZSCHE: No future !



Publié le : 30/3/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	NIETZSCHE: No future !
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  • nietzsche : On a longtemps tenu Nietzsche pour le philosophe dont les idées inspirèrent l'idéologie nazie. Il n'en est rien. Tout au contraire, la pensée nietzschéenne défend la vie et non la mort telle qu'elle fut organisée dans les camps de concentration.

Le texte de Nietzsche tiré de la seconde Considérations inactuelles, § 3, se comprend dans une critique de l’auteur de l’esprit et de la valorisation des études historiques. Ainsi, si l’histoire est au service de la vie, il est nécessaire pour Nietzsche de voir que trop d’histoire tue la vie. Dès lors il distingue trois types d’histoire : l’histoire monumentale comme activité et aspiration, l’histoire du point de vue antiquaire comme conservation et vénération et finalement critique en raison de la souffrance de l’homme et de son besoin de délivrance. Il s’agit de trois rapports à l’histoire. Ainsi notre texte s’intègre dans ce second moment et entendant étudier la seconde forme historique. Le mouvement argumentatif du texte apparaît alors clair : la définition de cette histoire du point de vue antiquaire (du début du texte à « l'historien traditionaliste se transporte dans ces objets et s'y installe un nid douillet »), la transcendance du « je » en « nous » (de « L'histoire de sa ville devient sa propre histoire » à « au-delà des espaces ténébreux et confus des siècles il salue l'âme de son peuple en qui il reconnaît sa propre âme [...]. ») et enfin le rapport de l’histoire au service de la vie (de « Comment l'histoire servirait-elle mieux la vie qu'en attachant fortement à leur pays natal et à leurs coutumes locales des populations » à « la fleur et le fruit et qu'on est de ce fait excusé, voire justifié d'être celui qu'on est, voilà ce que l'on peut appeler de nos jours le véritable sens historique »).



L'histoire est en second lieu le bien de l'homme qui veut conserver et vénérer le passé, de celui qui jette un regard fidèle et aimant vers ses origines, vers le monde où il a grandi ; par cette piété il s'acquitte en quelque sorte de sa dette de reconnaissance envers le passé. Entretenir d'une main pieuse, au profit de ceux qui viendront après lui, ce qui a toujours été, les conditions dans lesquelles il est né, c'est sa façon de servir la vie. La possession du bric-à-brac des ancêtres change de sens dans une âme ainsi faite ; car elle en est à son tour possédée. Tout ce qui est menu, borné, vermoulu, acquiert une importance, du fait que l'âme conservatrice et pieuse de l'historien traditionaliste se transporte dans ces objets et s'y installe un nid douillet. L'histoire de sa ville devient sa propre histoire ; la muraille, la poterne, l'ordonnance municipale, la fête populaire sont comme le mémorial illustré de sa jeunesse ; il s'y retrouve avec sa vigueur, son ardeur au travail, son plaisir, sa sagesse, sa folie et ses excès. On vivait bien ici, se dit-il, et puisqu'on y vit encore bien, on y vivra bien encore plus tard ; nous sommes tenaces et on ne nous brisera pas en une nuit. Par ce « nous » il dépasse la vie individuelle, éphémère et fantasque, il s'identifie au génie familier de sa maison, de sa famille, de sa ville. Et parfois, au-delà des espaces ténébreux et confus des siècles il salue l'âme de son peuple en qui il reconnaît sa propre âme [...]. Comment l'histoire servirait-elle mieux la vie qu'en attachant fortement à leur pays natal et à leurs coutumes locales des populations moins favorisées que d'autres, en les fixant et en les détournant d'aller errer à l'étranger en quête du mieux qu'il leur faudra disputer à d'autres ? Ce qui semble river l'individu à ses compagnons et à son milieu, à l'habitude d'une vie pénible, à telle crête montagneuse dénudée, semble parfois de l'entêtement et de l'inintelligence, mais c'est l'inintelligence la plus salutaire et la plus profitable à la communauté. C'est ce que chacun sait pour peu qu'il ait pris conscience des conséquences redoutables que peut entraîner ce goût de l'émigration aventureuse qui saisit parfois des populations entières, ou s'il peut observer de près l'état d'une nation qui a perdu la piété envers son passé et que son goût cosmopolite condamne à changer toujours et à chercher sans cesse du nouveau et toujours du nouveau. Le sentiment de profond bien-être que l'arbre sent monter de ses racines, le plaisir de savoir qu'on n'est pas un être purement arbitraire et fortuit, mais qu'on est issu de tout un passé dont on est l'héritier, la fleur et le fruit et qu'on est de ce fait excusé, voire justifié d'être celui qu'on est, voilà ce que l'on peut appeler de nos jours le véritable sens historique.NIETZSCHE


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Au regard de la civilisation matérielle, le peuple américain est un peuple plus vieux que les nôtres (...) mais qui nous joue, dès aujourd'hui, bien des scènes de notre vie future., G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, p. 20.

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« Seule la grande douleur, la douleur longue et lente qui nous consume en quelque sorte à petit feu, la douleur qui prend son temps, nous force, nous autres philosophes, à descendre dans notre dernière profondeur et à éloigner de nous toute confiance, toute atténuation, toute tendresse. Je doute qu'une telle souffrance rende meilleur, mais je sais qu'elle nous rend plus profond. » (NIETZSCHE, Nietzsche contre Wagner.)

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(...) ce que l'Église préparait, au milieu de la désagrégation du monde, c'était une civilisation fondée sur l'homme, une société dont la raison déterminante fût la personne (...) En renouvelant les bases mêmes de l'homme, en rendant leur sens à ses valeurs, le christianisme se trouvait donc rassembler les éléments de la cité future. La cité future, c'est la fraternité chrétienne, où chacun se sent aimé, soutenu; où chacun trouve la liberté spirituelle et la possibilité de l'épanouissement moral. Cette représentation grandiose d'une humanité neuve sera l'idée-force du christianisme au moment de la grande débâcle du monde antique., DANIEL-ROPS, l'Église des apôtres, p. 673.

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(...) il y a bel âge qu'on les emporta dans une clinique., G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, VI.

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(...) l'idée de manger des calories me gâte l'appétit., G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, II, p. 38.

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(...) j'interroge, au fond de mon coeur, les mânes de mes ancêtres., G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, XIV, p. 216.

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(...) ce pays si grand, si varié, qui va des tropiques à la banquise (...), G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, VII.

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L'idée de manger des calories me gâte l'appétit., G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, p. 38.

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(...) cette publicité à éclipses, à répétitions, à explosions (...), G. DUHAMEL, Scènes de la vie future, X, p. 159.

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