Nos désirs sont-ils la cause de nos erreurs ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Nos désirs sont-ils la cause de nos erreurs ?
Le désir est ce mouvement qui me porte vers un objet que j'imagine source de satisfaction. Désir de fortune, de santé, etc. Il est une tendance ou une représentation que je fais d'une réalité. Il forme une image du réel qui est souvent inadéquate avec le réel lui-même. En ce sens, il semble que les désirs soient des fictions et l'on voit mal alors comment ils pourraient être un critère du vrai. Pourtant peut-on alors identifier nos désirs au faux, à l'erreur dans la mesure où si l'on introduisait nos désirs dans les sciences il arriverait très vite que nous perdrions le fil de la réalité pour plonger dans la fiction et l'illusion ? Or la puissance du désir est effectivement à l'oeuvre dans l'illusion et l'imagination. Néanmoins, il semble qu'il soit nécessaire de produire une distinction entre le désir et l'erreur. L'erreur est en effet l'acte de l'esprit jugeant vrai ce qui en réalité est faux. Il peut y avoir une positivité du désir mais cela apparaît moins possible pour l'erreur. Le désir peut produire du réel. Cette croyance possède une fonction et un contenu positif. Néanmoins, même connu le désir et l'illusion ou la fiction qui l'accompagne peut se perpétuer sans vraiment se dissiper. Si l'erreur de jugement provoquée par le désir peut être corrigée, l'illusion, lui, persiste et n'est pas dissipé. Il semble alors que le désir n'est donc pas la même chose qu'une erreur. Il y a en lui quelque chose de positif, alors qu'on peut voir l'erreur comme étant simplement une « privation de connaissance ». Or s'il n'y a pas nécessairement identité entre les désirs et l'erreur il n'en reste pas moins que l'on peut s'interroger sur la genèse de l'erreur. En effet, si les désirs provoquent un décalage entre le vrai, avec le réel ne sont-ils pas la cause de l'erreur, même si la réduction de l'un à l'autre n'est pas possible. Et c'est à l'aune de cette investigation que prend sens le sujet : « nos désirs sont-ils la cause de nos erreurs ? » Dès lors s'il apparaît que nos désirs peuvent être cause d'erreurs s'il entre dans le champ de notre recherche du vrai (1ère partie), il faudra tout de même sur la genèse même de l'erreur dans la mesure où les désirs ne sont pas l'instance d'élection du vrai et du faux et pourquoi pas disculper les désirs (2nd partie), voire faire des désirs une propédeutique à la recherche du vrai en tant que participant sous-jacent à des théories et des systèmes à la recherche du vrai ce qui aurait alors pour conséquence de définir un concept positif du désir et de l'erreur mais aussi d'intégrer notre réflexion à une histoire généalogique des idées (3ème partie).
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Nos désirs sont-ils la cause de nos erreurs ?