Notes de cours: THEORIE ET EXPÉRIENCE.

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Notes de cours: THEORIE ET EXPÉRIENCE.

Philosophie

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Publié le : 25/10/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	Notes de cours: THEORIE ET EXPÉRIENCE.
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  • théorie : Du grec theôria qui signifie procession, spectacle, action d'observer ce spectacle, spéculation. 1- Comme distincte de la pratique : conception rationnelle d'un certain état de faits, d'une activité ou d'une conduite, prenant en considération leur nature essentielle ou leur conformité à un idéal. La théorie pure n'est pas chargée de prendre en compte les applications d'un savoir ou d'un principe, mais elle peut donner naissance à des théories plus spécialement attachées à ces applications et qui trouvent en elle leurs fondements. Il est en général plus pertinent de considérer l'articulation de la théorie et de la pratique que leur coupure. - Spinoza, Traité politique, ch. 1, § 1 à 4. - Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain, livre 4, ch. 6, § 9. - Kant, Théorie et pratique. 2- Du point de vue logique : système hypothético-déductif dans lequel théorèmes et conséquences sont dérivés de prémisses (axiomes, postulats, définitions, hypothèses) d'après des règles strictes et explicites. 3- Comme distincte de l'expérience : construction rationnelle et synthétique permettant de déduire d'un certain nombre de principes des lois qui expriment les propriétés des objets étudiés, ainsi que les relations des phénomènes à leurs causes ou conditions. Système formel pourvu d'une interprétation empirique, et non simple décalque de l'expérience, la théorie d'un ensemble délimité de phénomènes vise à la coordination des lois qui leur sont applicables. Différente d'une doctrine, elle est construite pour être systématiquement mise à l'épreuve, corrigée, complétée. Distincte d'un agrégat d'opinions, elle résulte d'une élaboration méthodique effectuée selon des règles explicites et, dans les sciences exactes, sur la base d'une formalisation mathématique. Sa fécondité est évaluée d'après sa capacité prévisionnelle et explicative. - Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, 1er partie, ch. 1 / 3e partie, ch. 1, 2e section. - Canguilhem, Leçon sur la méthode. 4- Par appauvrissement : spéculation plus ou moins éloignée des faits.
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.

 Avertissement:

Dénomination fort vague, nous nous devons de circonscrire le champ   de notre cours. Aussi, étudierons-nous ici les différentes théories de la connaissance, ainsi que la méthode expérimentale en science.

 

Les théories de la connaissance:

 

            Le problème de la connaissance peut se formuler de la sorte: pouvons-nous connaître le réel? Nous est-il permis de le comprendre?

 

A. Le dogmatisme vulgaire et le scepticisme:

 

            L'homme donne spontanément une solution au problème de la connaissance (et cela sans même le poser). Cette solution est celle du dogmatisme. Le sens commun croit que nous pouvons connaître le réel (il estime en effet que les objets que nous percevons existent, et existent tels que nous les percevons). Il croit que nous pouvons le comprendre (l'habitude lui tenant ici lieu de raison).

            Ce sont les sophistes grecs qui, cessant de considérer les seuls objets de notre connaissance, se tournèrent vers le sujet connaissant et, mettant en cause notre croyance en la réalité du donné, se demandèrent ce que valait notre savoir. Alors, apparut véritablement l'attitude philosophique: celle-ci commençant avec le doute.

            Le doute semble avoir sa source première dans la  constatation de nos erreurs, et dans l'opposition de nos jugements et de ceux d'autrui. Il n'est pas spontané, mais acquis. Aussi, la réflexion philosophique a-t-elle d'abord conduit au scepticisme. L'objet est inaccessible: seules nous sont données nos sensations et nos idées, dont nous ne pourrons jamais savoir si elles  correspondent au réel (il faudrait pour cela que l'esprit puisse sortir de lui-même). Les illusions des sens semblent montrer que rien, dans le réel, ne répond à ce qui nous est donné. (La même eau peut paraître chaude à une main que l'on sort de l'eau froide, froide à une main que l'on sort de l'eau chaude). Le rêve semble nous affecter de sensations qui ne répondent à aucun objet. Quant à la connaissance intellectuelle, on ne saurait y prouver quoi que ce soit sans tourner en un cercle (toute  démonstration part de vérités admises, mais celles-ci devraient, à leur tour, être démontrées. Pour faire une démonstration complète, il faudrait donc remonter à l'infini).  Ainsi, tout n'est qu'opinion, et la diversité des opinions des hommes suffit à montrer qu'aucune d'elles n'est valable. Sans doute, avons-nous parfois l'impression d'être dans le vrai. Mais, nous ne saurions justifier ce sentiment. Il faut donc douter de tout. Le scepticisme dénie toute valeur à la connaissance humaine.




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Problématique

• On peut dès lors se demander ce qui autorise à passer ainsi du particulier au général. • En réalité, K. Popper, reconduisant la critique de Hume, a montré que l'induction fondée sur la répétition n'a aucune valeur logique : « si nombreuses que soient les vérifications d'un énoncé, elles ne peuvent justifier la prétention que la théorie universelle explicative est vraie ». En revanche, la vérification expérimentale nous permet de dire qu'une théorie est fausse. Il apparaît donc que c'est la réfutabilité et non la vérification d'un système qu'il faut prendre comme critère de démarcation entre théories scientifiques et non scientifiques, et qu'il faut « considérer toutes lois ou théories comme hypothétiques ou conjoncturales, c'est-à-dire comme des suppositions ».

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Une théorie scientifique peut annuler une autre théorie scientifique, mais les vérités des oeuvres d'art se soutiennent les unes les autres. Eugène Ionesco, Notes et contre-notes.

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- Cours de perspective, cours de géométrie descriptive, cours de stéréotomie, cours de construction, histoire de l'art, ah! ils vous en font noircir du papier, à prendre des notes (...), ZOLA, l'Oeuvre, II, p. 57.

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" La notion philosophique d’expérience renvoie à une expérience pure qui n’est, à proprement parler, jamais expérimentée [car s’y mêle toujours l’activité de l’esprit] ; le mot expérience désigne l’élément non isolable de passivité qui semble présent en toute connaissance humaine. " > Ferdinand Alquié, L’expérience

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Le savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale : 1° il constate un fait; 2° à propos de ce fait, une idée naît dans son esprit; 3° en vue de cette idée, il raisonne, institue une expérience, en imagine et en réalise les conditions matérielles; 4° de cette expérience résultent de nouveaux phénomènes qu'il faut observer, et ainsi de suite., Cl. BERNARD, Introd. à l'étude de la médecine expérimentale, I, 1.

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Ainsi tous ceux qui ont réduit l'expérience à l'empirisme particulier de chaque praticien, c'est-à-dire à quelques connaissances insuffisantes, obscures, équivoques, séduisantes, dangereuses, n'ont pas compris que la véritable expérience, la seule digne de ce nom, est l'expérience générale qui résulte des découvertes physiques, chimiques, anatomiques et des observations particulières des médecins de tous les temps et de tous les pays; que cette expérience est renfermée dans la théorie (...), Encycl. (DIDEROT), art. -Empirisme.

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L'appréciation du degré d'exactitude d'une expérience exige, en premier lieu, qu'on apprécie l'acuité des sens de l'observateur. Pierre Duhem, la Théorie physique, son objet, sa structure

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.2 (...) si une théorie me convainquait, elle ne me restait pas extérieure; elle changeait mon rapport au monde, elle colorait mon expérience., S. DE BEAUVOIR, la Force de l'âge, p. 228.

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Le programme des cours, qu'il lut sur l'affiche, lui fit un effet d'étourdissement; cours d'anatomie, cours de pathologie, cours de physiologie, cours de pharmacie (...), FLAUBERT, MËmËe Bovary, I, I.

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C'est ce qui rend si pathétique, cette dernière -expérience de Gaulle., F. MAURIAC, le Nouveau Bloc-notes 1958-1960, p. 74.

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