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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pensée : Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caractériser l'homme, par opposition à l'animal. Synonyme d'entendement, de raison.
- langue : Une langue est un ensemble institué et stable de signes et de règles grammaticales que partage une communauté humaine donnée.
Extrait du corrigé : On ne peut prétendre en effet qu'une personne qui ne parlerait pas n'aurait pas de pensée. D'ailleurs, il a été scientifiquement prouvé que les nourrissons développent déjà une pensée avant même d'apprendre à parler. De plus, dans notre vie courante, on n'exprime pas toutes nos pensées en passant par l'intermédiaire de la langue (ex : il y a des pensées qui « traversent » notre esprit sans que nous ayons le temps de la traduire en mots). On peut également penser sous forme imagée, olfactive, tactile, etc. (c'est ce qui à lieu dans les souvenirs ou les rêves). -La psychanalyse (Freud) en découvrant l'existence de l'inconscient, affirme que l'individu a des pensées qu'il ne connaît pas lui-même consciemment, donc qu'il ne peut formuler dans sa langue. -La langue n'est peut-être pas la condition nécessaire à la pensée, car les arts semblent êtres d'autres vecteurs de la pensée. Il existerait une pensée ineffable qui n'a pas besoin de la langue pour se développer. « Sur l'ineffable, il y a de quoi parler et chanter jusqu'à la consommation des siècles », déclare Jankélévich (La musique et l'ineffable). Les poètes savent quant à eux s'approprier la langue et l'utiliser à loisir pour exprimer le fond de leur pensée.
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Le corrigé du sujet " Notre pensée est-elle prisonnière de la langue que nous parlons? " a obtenu la note de : aucune note
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Pour Hegel, « vouloir penser sans les mots est une tentative insensée ». Le langage est une invention de signes qui semble indissociable de la pensée. Si la pensée a besoin de la langue pour se développer, cette dépendance la rend-t-elle prisonnière de la langue que l’on parle ? Ne peut-il exister une pensée libre de la contrainte du langage, un « au-delà des mot », un ineffable supérieur et indépendant du discours ? Pour répondre à ce problème, il faut chercher à savoir quand commence le langage et où se trouve la limite de la pensée. Est-ce la langue qui forme la pensée, ou la pensée est-elle déjà là avant ? Dans ce cas, la langue influence-t-elle la pensée, la transforme-t-elle ?
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