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Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
- faute : Manquement intentionnel au devoir, à la morale ou à la loi. Contrairement au terme de péché, la faute n'a pas de connotation religieuse.
Extrait du corrigé : c) En tant qu'elle désigne le moment subjectif de la faute, la culpabilité est inséparable de l'avènement de l'homme comme conscience de soi. Le sentiment de la faute ne peut apparaître dans une culture où la culpabilité est encore collective (comme la Grèce ancienne) et est contemporain de la promotion de la conscience comme instance suprême. C'est par là que le sentiment de la faute devient conscience de faute.II - Culpabilité et responsabilitéMais ce processus de scission intérieure n'est qu'une condition nécessaire, et non suffisante, de l'avènement de la culpabilité, en ce que cette dernière requiert encore, comme l'a montré Paul Ricoeur, « l'intériorisation de l'expérience du mal, et, par conséquent, la promotion d'un sujet moral responsable » (P. Ricoeur, Le Conflit des interprétations, Le Seuil, 1969, p. 421).a) La culpabilité implique l'aptitude à m'imputer mes actes ; être coupable, c'est se reconnaître responsable, accepter de répondre de ses actes, parce que le sujet s'identifie à ses actions. S'imputer un acte signifie nécessairement s'en reconnaître l'auteur, c'est-à-dire s'identifier à l'ensemble de sa conduite présente ou passée. Comme l'a montré Paul Ricoeur dans une remarquable analyse consacrée à la culpabilité : cette auto-imputation vaut pour l'avenir : j'assume les conséquences de mes actes ; c'est là la dimension prospective de la responsabilité. Mais elle vaut également pour le passé, que la culpabilité assume rétrospectivement.
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Le corrigé du sujet "Que nous apprend sur l'homme le sentiment de la faute ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le sentiment de la faute semble nous indiquer que l’homme est un être capable de choix : il ressent son échec comme une faute parce qu’il sait qu’il aurait pu faire en sorte que cette action soit couronnée de succès. Plus encore, ce sentiment de faute se rapporte à un sentiment moral, car dans la faute, l’homme ne considère pas seulement qu’il a raté son coup, il ajoute à cela l’idée qu’il a fait quelque chose de mal, là où il aurait pu faire le bien. Le sentiment de la faute semble donc être une sorte de message venant d’ailleurs, un ailleurs qui nous signalerait par là notre manquement au devoir moral. Mais tout le problème consiste donc à savoir si tel est véritablement le cas, ou si le sentiment de la faute n’est à cet égard qu’une illusion.
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