« Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme ». Comment comprenez-vous cette phrase de Pascal ?

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« Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme ». Comment comprenez-vous cette phrase de Pascal ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : « Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme ». Comment comprenez-vous cette phrase de Pascal ?



Publié le : 2/3/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	« Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme ». Comment comprenez-vous cette phrase de Pascal	?
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  • prouver : Témoigner, attester la vérité ou la véracité, manifester, montrer. Être l'indice, la preuve, le signe de: une preuve est ce qui sert à établir qu'une chose est vraie.
  • tout : La totalité sans exception.
  • dogmatisme : Attitude de celui qui affirme certaines vérités comme absolues et indiscutables.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • phrase : Dans une oeuvre littéraire, l'organisation de la phrase ne peut être indifférente. Elle procède d'une volonté de créer certains effets.
  • pascal : Au moment où Descartes place la personne humaine au centre de toute réflexion, Pascal affirme que le «moi» est soumis à la toute-puissance de Dieu. Et il démontre que les vérités de la raison et de la foi ne sont pas du même ordre.

 

Là où cette affirmation pose problème, c’est que le dogmatisme et le pyrrhonisme semblent pour nous être les deux membres d’une alternative dont la raison ne peut pas sortir. En effet, soit nous affirmons qu’il est possible de démontrer définitivement certaines affirmations, que nous tenons alors pour des vérités définitives (et nous sommes dogmatiques), soit nous n’accordons pas cette possibilité (et nous n’avons alors pas d’autre possibilité que d’être pyrrhonien). Comment Pascal peut-il alors nier aussi bien l’une et l’autre position, comment peut-on renvoyer dos à dos les deux membres d’une alternative ?

 

Nous montrerons que l’affirmation de Pascal peut être comprise, à condition de l’associer à une conception bien spécifique de la raison humaine. Et là se trouve l’enjeu véritable de se texte : en nous montrant que notre raison est tendue entre deux affirmations qu’elle ne peut accepter ni l’une ni l’autre, Pascal nous révèle l’impuissance et l’insuffisance de cette dernière. La raison ne se suffit pas à elle-même dans la recherche de la vérité. 

 



Pascal, dans Les Pensées, essaie de convaincre les libertins que la raison humaine a des limites et que la foi nous donne sous forme de mystères des réponses aux questions métaphysiques. Le pyrrhonisme est une forme de scepticisme qui affirme que la vérité est une illusion et que tout n'est qu'apparence. Mais à bon droit, Pascal fait remarquer que dans la nature les choses suivent un ordre, ont une cohérence qui ne peuvent s'expliquer par le hasard. Quant à ceux qui affirment que tout est révélé dans les Ecritures, la raison à l'oeuvre dans les sciences leur montre que la connaissance objective est possible....




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Corrigé : 	« Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme ». Comment comprenez-vous cette phrase de Pascal	? Corrigé de 1277 mots (soit 2 pages) directement accessible

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Corrigé consulté par :
  • Marie0laure18941 (Hors-ligne), le 14/01/2009 à 14H21.
  • michael17149 (Hors-ligne), le 04/01/2009 à 04H19.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

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    "Nous avons une impuissance à prouver, invincible à tout le dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme." > Pascal, Pensées

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    Connaissons donc notre portée; nous sommes quelque chose, et nous ne sommes pas tout; ce que nous avons été nous dérobe la connaissance des premiers principes, qui naissent du néant; et le peu que nous avons d'être nous cache la vue de l'infini. Pensées (1670) Pascal, Blaise

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    Connaissons donc notre portée; nous sommes quelque chose, et nous ne sommes pas tout; ce que nous avons été nous dérobe la connaissance des premiers principes, qui naissent du néant; et le peu que nous avons d'être nous cache la vue de l'infini. [ Pensées (1670) ] Pascal, Blaise

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    Nous avons cherché -partout (...) Nous avons entrepris la maison de chambre en chambre (...) Nous avons d'abord examiné les meubles de chaque appartement. Nous avons ouvert tous les tiroirs possibles; et je présume que vous n'ignorez pas que, pour un agent de police bien dressé, un tiroir -secret est une chose qui n'existe pas. Tout homme qui, dans une perquisition de cette nature, permet à un tiroir secret de lui échapper est une brute., BAUDELAIRE, Trad. E. POE, Histoires extraordinaires, «La lettre volée».

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    (...) nous savons que nous ne rêvons point, quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison; cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison (...), PASCAL, Pensées, IV, 282.

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    Vous êtes seul, vous, vous pouvez vous serrer le ventre. Mais nous avons femme et enfants. Enfin, nous avons tout mis en gage (...), BALZAC, les Ressources de Quinola, III, 8.

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    "Ainsi la connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l'erreur si nous n'en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes." Malebranche, De la recherche de la Vérité, Vrin, I. p.259.

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    C'est pas vrai que dans Bar-le-Duc nous avons fichu une noce à tout casser? - certainement, à tout casser! - même que nous y avons rencontré un civil qui nous a emmenés au pince-cul (...), COURTELINE, le Train de 8 h 47, Épilogue.

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    Nous naissons faibles, nous avons besoin de forces; nous naissons dépourvus de tout, nous avons besoin d'assistance; nous naissons stupides, nous avons besoin de jugement., ROUSSEAU, Émile, I.

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