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Sujet : Si nous désirons être libres, qu'est-ce qui nous en empêche ?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.

Extrait du corrigé : On peut ou bien accepter cette contrainte de manière pessimiste et essayer de se ménager une liberté très partielle, ou bien modifier notre rapport à la contrainte pour acquérir un point pouvoir sur soi-même, ce que proposent par exemple les ascétismes antiques, à commencer par le stoïcisme. Ce sont deux voies de réponses possibles au sujet. Références utiles : Kant, Fondements de la métaphysique des moeursFreud, Cinq leçons sur la psychanalyseRousseau, Du contrat social Textes à utiliser : Spinoza, Lettre 58 à G.H. Schuller « J'appelle libre une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre chose à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toues choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature, que Dieu connaisse toutes les choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité. »Epictète, Manuel « Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut les arrêter, ni leur faire obstacle ; celles qui n'en dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et à mille inconvénients, et entièrement étrangères.

	Si nous désirons être libres, qu'est-ce qui nous en empêche 	?

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Définitions

  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.

Problématique

Etre libre, c'est, si on le définit spontanément, exercer sa liberté, avoir un rapport au monde caractérisé par cette liberté, en un mot, faire ce que l'on veut comme on le veut. Cette liberté peut se définir de plusieurs manières : ce peut être une liberté de mouvement, une absence de contraintes physiques, mais aussi une liberté de pensée, une liberté de ne pas être touché par certaines choses, de se détacher des contraintes du monde. Donner une définition unique de la liberté est difficile : il faudra faire varier la définition en fonction du propos.
 « Désirer être libre » est une expression qui mérite d'être interrogée : le désir implique en effet généralement l'idée d'un manque : si nous désirons être libres c'est que nous ne considérons pas comme libres, c'est que nous trouvons que quelque chose nous empêche d'être libres, et le sujet présuppose que cet empêchement n'est pas résorbé par le désir de liberté.
 Il s'agit finalement de confronter le désir de la liberté à la réalité des possibilités d'exercice de la liberté, et, plus précisément, de repérer l'endroit où cet exercice se trouve contraint ou empêché, pour pouvoir enfin éventuellement résoudre et dépasser cet empêchement.
 
 Par quoi notre liberté peut-elle être empêchée ? Faut-il chercher cet empêchement dans des contraintes extérieures (lois, systèmes politiques – mais que dire alors des théories qui font des systèmes politiques les conditions d'exercice d'une liberté moyenne pour tous ? - ; confrontation à la liberté et à la volonté des autres ? ou, simplement, incapacité, par exemple, incapacité physique, à faire certaines choses ?) ou dans des contraintes intérieures (et alors on peut adopter le point de vue de la psychanalyse, par exemple : nous sommes empêchés d'exercer une pleine liberté sur le monde, mais d'abord sur nous-mêmes, à cause de névroses inconscientes) ? Dans les deux cas, comment résorber cet empêchement ?
 On peut ou bien accepter cette contrainte de manière pessimiste et essayer de se ménager une liberté très partielle, ou bien modifier notre rapport à la contrainte pour acquérir un point pouvoir sur soi-même, ce que proposent par exemple les ascétismes antiques, à commencer par le stoïcisme. Ce sont deux voies de réponses possibles au sujet.



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