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Sujet : L'objet de la connaissance est-il l'objet réel ?

Définitions des termes :
  • objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).

Extrait du corrigé :       Kant, dans la Critique de la raison pure écrit que l'on ne connait de la réalité que ce que l'on y met soi-même. L'esprit ne peut comprendre la réalité qu'à partir du moment où il l'ordonne et où il étudie ensuite cet ordre, en se retournant sur lui-même. C'est pourquoi l'on appelle la philosophie de Kant une philosophie transcendantale : est transcendantal ce qui est a priori (ce qui précède donc la connaissance) et constitue une de ses conditions de possibilité. Par exemple le temps est une forme transcendantale, puisqu'il n'est pas connu par l'expérience, mais nous permet au contraire de faire des expériences et de les ordonner selon lui.   B.      Il y a une dichotomie profonde dans la philosophie kantienne de la connaissance entre les phénomènes et les noumènes. Les phénomènes, c'est ce que nous pouvons voir et connaître, tandis que les noumènes, ce sont les choses en soi. Mais ces choses en soi, nous n'y avons pas accès, nous ne connaissons les choses qu'en tant qu'elles sont quelque chose pour nous, et donc nous ne connaissons que relativement à nos facultés de connaître. C'est pourquoi Kant écrit qu'on ne connait de la réalité que ce qu'on y a mis soi-même.   C.

L'objet de la connaissance est-il l'objet réel ?

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Définitions

  • objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).

Problématique

La connaissance n'est jamais que le rapport que nous avons au réel, par lequel nous voulons le découvrir, mais aussi l’apprivoiser, agir sur lui. La connaissance, c'est donc la médiation entre le réel et notre esprit. Nous avons spontanément l’impression que connaître, c'est connaître l’objet réel, c'est-à-dire l’objet tel qu’il existe en dehors de nous, indépendamment de nous, dans son être. Mais est-il si évident que l’objet de la connaissance soit l’objet réel ? Ne déforme-t-on pas la réalité en s’efforçant de la connaître ? Car après tout, nous ne connaissons jamais qu’avec notre esprit, et non directement l’objet. Notre connaissance peut-elle avoir un rapport direct au réel ? A-t-on accès directement à l’objet réel, ou l’objet réel n'est-il qu’un absolu que l’on ne saurait atteindre ?



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