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Définitions des termes :
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
Extrait du corrigé : Aussi trouve-t-on chez Descartes une magnifique définition de la méthode : « Par méthode, j'entends des règles certaines et faciles, grâce auxquelles tous ceux qui les observent exactement ne supposeront jamais vrai ce qui est faux, et parviendront sans se fatiguer en efforts inutiles, mais en accroissant progressivement leur science, à la connaissance vraie de tout ce qu'ils peuvent atteindre. » « Règles pour la direction de l'esprit » (IV). La méthode garantit donc : La certitude (l'élimination de l'erreur) ; La facilité et l'économie d'efforts ; La fécondité et l'augmentation progressive des connaissances ; La sagesse, en ce sens que l'homme qui s'y soumet atteindra la connaissance de tout ce qu'on peut humainement savoir. Resterait à dire pourquoi Descartes ressent le besoin de créer une méthode, applicable à tous les objets de connaissance, après vingt-trois siècle de science et de philosophie. La première partie du « Discours » en fournit l'explication, qui se présente comme une biographie intellectuelle. Descartes y expose ce qui l'a poussé à sortir des sentiers battus, c'est une véritable crise de l'éducation qui est le signe d'une crise de civilisation. Bon élève dans un excellent collège, Descartes découvre avec consternation que tout ce qu'on lui propose, quelles que soient son utilité et sa richesse, n'est bâti « que sur du sable et de la boue ». Le doute s'immisce dans son esprit : alors qu'il a été éduqué par les meilleurs maîtres, sa recherche d'une certitude échoue. Il cherchait, et l'éducation lui promettait « la connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie », mais il se trouve « embarrassé de tant de doutes et d'erreurs, qu'il me semblait n'avoir fait aucun profit, en tâchant de m'instruire, sinon que j'avais découvert de plus en plus mon ignorance ». L'échec de la tradition pousse donc Descartes à trouver par lui-même et une connaissance vraie, et la méthode qui y conduit.
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Le corrigé du sujet "L'opinion a-t-elle nécessairement tort ?" a obtenu la note de : aucune note
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Nous avons coutume, dans le langage courant lui-même, de distinguer souvent l’opinion de la vérité pour montrer qu’il ne peut y avoir de coïncidence entre elles. Lorsque quelqu’un émettant un avis quelconque ajoute : « Ce n"est que mon opinion », on comprend par là qu’il ne prétend à aucune vérité et que son propos n’est à prendre que comme une affirmation très provisoire, ou en tout cas très fragile en attente d’une éventuelle démonstration qui serait à même de l’infirmer ou de la confirmer.. Tout se passe comme si nous employions le terme d’opinion justement pour sortir des critères de vérité et pour éviter même d’être taxé de fausseté. Après un tel constat, il pourrait être tentant de considérer que de se demander de quelle vérité l’opinion est capable est parfaitement absurde et inepte. Ce serait cependant ne pas envisager pleinement la notion d’opinion et la réduire à son acception la plus péjorative. Cela reviendrait à dire que l’opinion est justement ce dans quoi il n’y a aucune vérité possible. Or il n’est pas d’opinion possible si on ne la tient pas quelque peu pour vrai. Si j’exprime mon opinion, c’est bien parce que j’estime qu’il y a en elle une part, au moins, de vérité. Sinon je me tairais. C’est cette « part de vérité » qu’il nous faut interroger en nous demandant comment caractériser la vérité que l’opinion, en tant que jugement personnel et non justifié rationnellement, est susceptible de procurer, considérant qu’une opinion contraire peut aussi se targuer de détenir la vérité. Le rapport entre vérité et opinion semblerait alors inexistant, si vérité est ce qui ne supporte l’antagonisme, la contradiction. Mais en soi, l’opinion ne représente-t-elle pas une vérité de fait, au moins du point de vue de celui qui l'énonce? Ne pouvons-nous donc pas déterminer une vérité à l’opinion ? Mais alors quel sens y a-t-il à parler d’opinion vraie ?
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