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Définitions des termes :
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
Extrait du corrigé : On traitera en seconde partie de l'aspect politique de la question. IV - UNE DEMARCHE POSSIBLE Commençons par déterminer ce qu'il faut entendre par opinion. Disons d'emblée que la philosophie à ses débuts, avec SOCRATE et PLATON, se constitue contre l'opinion. Mieux vaut ne rien savoir que mal savoir ou croire savoir : tel est le message de SOCRATE. Or l'opinion est justement ce mélange de savoir et d'ignorance, ce savoir superficiel qui fait croire à tort à quelqu'un qu'il sait bien une chose, alors qu'il ne la connaît pas bien en réalité. Ce n'est donc pas telle opinion, dans son contenu, qui est fausse, mais la forme même de l'opinion, en général, qui la condamne à la fausseté. Qui a une opinion, en effet, ne prend pas la peine de la vérifier, ne prend pas le temps d'en douter. L'opinion serait-elle vraie dans son contenu, serait donc encore fausse quant à sa forme, en ceci que c'est une pensée sans fondement et qui ne prend pas la peine de se donner un fondement. Ce fondement que la pensée doit se donner à elle-même pour être valable, par conséquent pour être vraie nécessairement et non par hasard, est l'examen réfléchi de ses propres pensées et croyances, leur mise en doute radicale, même, comme on peut le voir chez DESCARTES. Il est donc inutile de passer en revue toutes les opinions pour savoir si elles sont vraies ou fausses.
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Le corrigé du sujet "L'opinion a-t-elle nécessairement tort ?" a obtenu la note de : aucune note
mort exacte suis-je illusions dévoilement penser obéir nécessairement question est-ce tort l'opinion "qui d'une réponse l'art vérité liberté limites conscience renoncer
Nous avons coutume, dans le langage courant lui-même, de distinguer souvent l’opinion de la vérité pour montrer qu’il ne peut y avoir de coïncidence entre elles. Lorsque quelqu’un émettant un avis quelconque ajoute : « Ce n"est que mon opinion », on comprend par là qu’il ne prétend à aucune vérité et que son propos n’est à prendre que comme une affirmation très provisoire, ou en tout cas très fragile en attente d’une éventuelle démonstration qui serait à même de l’infirmer ou de la confirmer.. Tout se passe comme si nous employions le terme d’opinion justement pour sortir des critères de vérité et pour éviter même d’être taxé de fausseté. Après un tel constat, il pourrait être tentant de considérer que de se demander de quelle vérité l’opinion est capable est parfaitement absurde et inepte. Ce serait cependant ne pas envisager pleinement la notion d’opinion et la réduire à son acception la plus péjorative. Cela reviendrait à dire que l’opinion est justement ce dans quoi il n’y a aucune vérité possible. Or il n’est pas d’opinion possible si on ne la tient pas quelque peu pour vrai. Si j’exprime mon opinion, c’est bien parce que j’estime qu’il y a en elle une part, au moins, de vérité. Sinon je me tairais. C’est cette « part de vérité » qu’il nous faut interroger en nous demandant comment caractériser la vérité que l’opinion, en tant que jugement personnel et non justifié rationnellement, est susceptible de procurer, considérant qu’une opinion contraire peut aussi se targuer de détenir la vérité. Le rapport entre vérité et opinion semblerait alors inexistant, si vérité est ce qui ne supporte l’antagonisme, la contradiction. Mais en soi, l’opinion ne représente-t-elle pas une vérité de fait, au moins du point de vue de celui qui l'énonce? Ne pouvons-nous donc pas déterminer une vérité à l’opinion ? Mais alors quel sens y a-t-il à parler d’opinion vraie ?
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