L'opinion peut-elle être le guide du pouvoir politique ?
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POUR DÉMARRER
Quel est le véritable siège et fondement du pouvoir politique ? Voilà le problème que soulève ce sujet, demandant s'il est possible et surtout légitime que l'opinion, c'est-à-dire ici la pensée dominante qui s'exprime au sein d'une communauté sociale, donne aux gouvernants les directives et les orientations essentielles de leur action. Or, par exemple, quand le pouvoir politique est de type despotique, l'opinion n'a pas d'influence, en principe, sur lui. Par ailleurs, ne négligez pas l'opinion, au sens quasi platonicien du terme, comme intermédiaire entre le savoir et l'ignorance. Cette représentation, bas niveau du savoir, peut-elle donner au pouvoir politique son orientation ?
CONSEILS PRATIQUES
Définissez avec précision l'origine du pouvoir politique, ce sur quoi il s'appuie, et par conséquent, ce dont il doit tenir compte dans ses choix et ses actions. Vous serez amenés à définir, par conséquent, la nature de « l'opinion publique» qui exerce une influence sur le pouvoir politique. Vous pourrez alors construire un plan de type dialectique, en opposant par exemple la démocratie et le despotisme.
Le sujet s'inscrit dans le cadre d'une réflexion sur les principes de la démocratie et sur les risques qui en découlent : démagogie, inconstance et inconsistance du pouvoir, irrationalité des décisions politiques.
Les démocraties doivent résister à la tentation de suivre l'opinion dominante tout en prenant en considération les aspirations du peuple.
Enfin ce sujet appelle un examen des conditions et des normes qui doivent inspirer et réguler le fonctionnement du pouvoir politique.
La démocratie peut-elle dériver du respect de la loi du plus grand nombre vers la soumission à la dictature de ceux qui se font le plus entendre ?Chacun vise son intérêt particulier qui n'est pas directement celui de l'intérêt et du bien communs. L'individu peut estimer que ce qu'il donne à la communauté, est sans contrepartie, et qu'un manque à gagner pour la communauté pèse moins pour elle, que pour lui qui se prive personnellement. Il peut voir en l'État un simple être de raison qui lui conférerait des droits, mais à l'égard duquel il importerait peu qu'il s'acquitte de ses devoirs. L'individu a tendance à oublier que le pacte ou contrat social est un engagement réciproque qui lui confère des droits par la contrepartie de ses devoirs. Il s'ensuit que "quiconque refusera d'obéir à la volonté générale, y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose qu'on le forcera d'être libre". De même, toutes les fois que la communauté est consultée pour choisir des élus qui représenteront la volonté générale et établiront des lois, il n'est pas demandé d'exprimer sa volonté particulière et ses propres intérêts, mais la volonté générale, à savoir le bien de toute la communauté. Quand un avis contraire au mien l'emporte, cela signifie que je m'étais trompé sur le contenu de la volonté générale. L'individu et sa volonté particulière doivent donc disparaître au profit de la conscience de la volonté générale.B - CELA DIT, GOUVERNER AVEC L'OPINION CELA NE VEUT PAS DIRE SE CONFORMER A ELLE.Ainsi que l'a montré Platon, le politique doit guider la cité et non se laisser guider par elle.
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