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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- ordre : L'ordre naturel repose sur des lois que la raison est capable de découvrir. L'ordre social repose sur des décrets qui, idéalement, devraient être des décrets de la raison et qui, de fait, dépendent plus des circonstances, d'intérêts politiques, économiques ponctuels.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Extrait du corrigé : Il y a bien quelque chose hors de nous qui rend possible la constitution des phénomènes que nous mettons en forme : il y a hors de nous des choses en soi qu'il nous est absolument impossible de connaître. Kant montre ainsi qu'il est impossible de se prononcer sur l'existence d'un ordre des choses en soi indépendant de notre esprit. Dans cette perspective, l'ordre est entièrement du côté de l'esprit. Transition : La mise en forme du donné matériel est rendue possible selon Kant par la structure a priori de notre esprit. Mais quant est-il de notre esprit lui-même lorsque nous le considérons comme chose en soi ? Peut-on affirmer de lui qu'il est un pur divers dans lequel aucun ordre ne règne sans accorder un primat illégitime à cette chose en soi qu'est l'homme sur les autres choses en soi ? Seconde objection : supposons que deux choses en soi de présentent à notre sensibilité puis à notre esprit. Si il n'y a aucun ordre des choses en soi, alors il est impossible que tel phénomène se construise plutôt qu'un autre. Si l'ordre est tout entier du côté de l'esprit, alors c'est toujours le même phénomène qui doit se constituer, pur reflet de la structure de notre esprit. Si, à l'inverse, il existe différents phénomènes (et c'est de fait cas), alors il existe des différences entre les choses en soi.
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Le corrigé du sujet " l'ordre est-il dans les choses ou dans l'esprit ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
Problématisation :
Les sciences, la métaphysique, d'une manière générale toute la philosophie, présentent de fait un ordre qu'elles prétendent être celui des phénomènes naturels, sociaux, historiques etc. On est donc obligé d'accepter qu'il y a un ordre dans l'esprit. La véritable question consiste alors à se demander s'il y a également un ordre dans les choses, c'est-à-dire, si la prétention de la philosophie est légitime, ou si au contraire l'ordre supposé de la nature n'est qu'une projection de celui que notre esprit construit. Nous proposons de formuler notre problème de la manière suivante :
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