On parle des "droits de l'homme". Cette notion a-t-elle un fondement philosophique ?

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On parle des "droits de l'homme". Cette notion a-t-elle un fondement philosophique ?

Philosophie

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Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

On parle des
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Ce n'est pas parce qu'il est souvent question dans l'actualité des "droits de l'homme", que nous pouvons tenir cette notion pour immédiatement claire.
 La question ne porte pas du tout sur la nécessité de défendre les droits de l'homme, ou sur leur importance, mais sur la possibilité de fonder en raison cette notion. La philosophie est-elle à même de fournir à cette notion de "droits de l'homme" une base à partir de laquelle on puisse penser cette idée qui est loin d'aller de soi: que l'individu humain soit naturellement et nécessairement possesseur d'un certain nombres de droits innés, et ce quelles que soient les époques et les lieux (notion d'universalité).



Elle se présente comme une loi transcendante qui a existé bien avant l'apparition des peuples et des sociétés civiles. Elle est née de l'esprit divin : « ... la loi n'est pas une invention de l'esprit humain ni un décret des peuples, mais quelque chose d'éternel qui gouverne le monde entier, montrant ce qu'il est sage de prescrire ou d'interdire. Cette loi [...] est l'esprit de Dieu promulguant des obligations et des défenses également rationnelles. » (« Des lois », livre II).Cette loi transcendante est la seule et unique source de légitimité. Mais si elle oblige absolument, elle ne contraint pas pour autant matériellement, ce qui signifie que les hommes peuvent aussi agir sans tenir compte de la raison et de ses prescriptions. D'où la nécessité des lois positives et de la contraintes qui en assure la validité. Pour être justes, ces lois doivent être conformes à la loi naturelle.


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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Les " droits de l'homme ", distincts des " droits du citoyen " ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire de l'homme égoïste, de l'homme séparé de l'homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire: Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. " Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. En quoi consiste la " liberté " ? (...) D'après la Déclaration des droits de l'homme de 1791: " La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. " La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s'agit de la liberté de l'homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (...) L'application pratique du droit de liberté, c'est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ? (...) Le droit de propriété est (...) le droit de jouir de sa fortune et d'en disposer " à son gré " sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société; c'est le droit de l'égoïsme. C'est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. (...) Restent les autres droits de l'homme, l'égalité et la sûreté. Le mot " égalité " n'a pas ici de signification politique; ce n'est que l'égalité de la liberté définie ci-dessus: tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. (...) La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police: toute la société n'existe . que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. (...) Aucun des prétendus droits de l'homme ne dépasse donc l'homme égoïste, l'homme en tant que membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. Marx, La question juive (1843), 10-18, pp. 37-39)

    Citations

    « Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la
     jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 24 juin 1793.
     

      « Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 24 juin 1793.
     

      « Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d'en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société; c'est le droit de l'égoïsme. » Marx, La Question juive, 1844.
     
      « La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 24 juin 1793.
     

      « La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n'existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » Marx, La Question juive, 1844.
     
      « Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. » Rousseau, Du contrat social, 1762.

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