Sommes-nous prisonniers de notre passé ?
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Aperçu du corrigé : Sommes-nous prisonniers de notre passé ?
Le principal caractère du temps est son ordre qui s’impose à l’attention, et plus précisément, l’irréversibilité de cet ordre. On peut ainsi tout inverser, sauf le temps. On peut mettre les choses la tête en bas, mettre « la charrue avant les bœufs » même si c’est difficile, dangereux, ce n’est pas impossible. Mais on aura beau retourner sur ses pas, rien ne défera l’aller. Lavelle dira que « L’irréversibilité constitue pourtant le caractère le plus essentiel du temps, le plus émouvant, et celui qui donne à notre vie tant de gravité » (Du temps et de l’éternité). Jankélévitch affirmera : « Le voyageur revient à son point de départ, mais il a vieilli entre-temps ! » (L’irréversible et la nostalgie). Ainsi l’irrémédiable réside en ceci qu’une fois qu’on est parti d’un point du temps, celui-ci ne peut plus jamais être retrouvé, puisqu’il est toujours déjà passé. Quelles seront les pistes qui permettront d’établir l’existence du passé au sein du présent ?
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- A. Nous sommes prisonniers de notre passé.
a) Passé = irréversibilité et en-soi, dont je suis prisonnier.
b) Passé = inconscient et nuit obscure, dont je suis prisonnier : le mol n'est pas maître dans sa maison (Freud).
- B. Le passé peut être maîtrisé par la connaissance : la redécouverte du temps passé.
Je cesse alors d'être prisonnier du passé.
- C. Le passé peut être conçu comme projet.
Si le passé est mon choix et mon projet, je n'en suis pas prisonnier.
- D. L'oubli libérateur.
Enfin, dans la mesure où l'oubli peut me libérer, je ne suis pas prisonnier de mon passé.
- Conclusion
Nous vivons donc dans le temps ouvert d'un projet nous faisant sortir de tout en-soi pétrifié.
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