Sommes-nous prisonniers de notre passé ?
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Aperçu du corrigé : Sommes-nous prisonniers de notre passé ?
Publié le : 27/2/2005 -Format:
- prisonnier : Celui qui a perdu sa liberté; celui qui ne peut agir à sa guise parce qu'il est enfermé.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
Le principal caractère du temps est son ordre qui s’impose à l’attention, et plus précisément, l’irréversibilité de cet ordre. On peut ainsi tout inverser, sauf le temps. On peut mettre les choses la tête en bas, mettre « la charrue avant les bœufs » même si c’est difficile, dangereux, ce n’est pas impossible. Mais on aura beau retourner sur ses pas, rien ne défera l’aller. Lavelle dira que « L’irréversibilité constitue pourtant le caractère le plus essentiel du temps, le plus émouvant, et celui qui donne à notre vie tant de gravité » (Du temps et de l’éternité). Jankélévitch affirmera : « Le voyageur revient à son point de départ, mais il a vieilli entre-temps ! » (L’irréversible et la nostalgie). Ainsi l’irrémédiable réside en ceci qu’une fois qu’on est parti d’un point du temps, celui-ci ne peut plus jamais être retrouvé, puisqu’il est toujours déjà passé. Quelles seront les pistes qui permettront d’établir l’existence du passé au sein du présent ?
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- A. Nous sommes prisonniers de notre passé.
a) Passé = irréversibilité et en-soi, dont je suis prisonnier.
b) Passé = inconscient et nuit obscure, dont je suis prisonnier : le mol n'est pas maître dans sa maison (Freud).
- B. Le passé peut être maîtrisé par la connaissance : la redécouverte du temps passé.
Je cesse alors d'être prisonnier du passé.
- C. Le passé peut être conçu comme projet.
Si le passé est mon choix et mon projet, je n'en suis pas prisonnier.
- D. L'oubli libérateur.
Enfin, dans la mesure où l'oubli peut me libérer, je ne suis pas prisonnier de mon passé.
- Conclusion
Nous vivons donc dans le temps ouvert d'un projet nous faisant sortir de tout en-soi pétrifié.
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