La passion est-elle toujours un esclavage ? *

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Sujet : La passion est-elle toujours un esclavage ?

Aperçu du corrigé : La passion est-elle toujours un esclavage ?

passion elle toujours

La passion soumet la volonté à ses exigences. En ce sens, elle s'oppose à la liberté. L'homme n'est libre que s'il peut, en conscience, déterminer ses actions. Si cela lui est impossible, il devient un esclave. MAIS, la passion est le contraire de l'esclavage. C'est elle qui donne à l'homme la force et le courage de s'opposer à tout ce qui l'empêche de réaliser sa nature. Il est né libre, dit rousseau, et il entend bien le resteR.

esclavage

Chambry, Flammarion Ce que défend ce texte: Cet extrait du Banquet de Platon s'ouvre sur le discours de Diotime, prêtresse (sans doute imaginaire) de Mantinée, qui doit révéler à Socrate les mystères de l'amour. Le terme « mystère » doit d'ailleurs être pris ici au sens fort car cette scène évoque ce genre d'initiation que les Grecs connaissaient, comme dans les mystères d'Éleusis par exemple, où les initiés parvenaient finalement à une ultime révélation et contemplation mystique après toute une série d'étapes préparatoires. Toutefois, malgré le parallèle sur lequel joue Platon dans cette scène, il ne s'agit pas ici d'une révélation mystique mais d'un mouvement graduel et philosophique (ou « dialectique ») vers l'Idée du Beau, dans toute sa pureté. Ce mouvement doit nous révéler qu'à son stade ultime, l'amour aboutit à la contemplation de cette Idée. L'amoureux est, en définitive, toujours amoureux du Beau absolu, à travers l'attraction qu'il éprouve pour ses incarnations sensibles, que ce soit la beauté des corps, des âmes ou des connaissances, et où il ne perçoit encore que confusément la splendeur de l'Idée qui se révèle dans tout son éclat hors de toute participation à la matière. Ces derniers exemples forment d'ailleurs les degrés successifs qui nous rapprochent progressivement de l'Idée pure : « la vraie voie de l'amour [...] c'est de partir des beautés sensibles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant comme par échelons d'un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences ». L'amoureux qui atteindra cette Idée est donc celui qui s'affranchira graduellement de sa participation à la singularité des corps sensibles et l'embrassera dans toute sa généralité, avec à chaque fois plus d'ampleur et à un niveau toujours plus abstrait. C'est pourquoi l'amour des belles sciences, qui vient après celui des beaux corps est un progrès vers la connaissance de l'Idée, puisque les sciences sont intelligibles et moins incarnées dans la matière que les corps. Le dernier degré de l'amour, celui que peut atteindre par exemple le philosophe, amoureux du Bien et du Beau, puisque son titre signifie précisément « amoureux de la sagesse », est celui où l'on pourra enfin contempler le Beau dans toute sa pureté intelligible.

La passion est-elle toujours un esclavage ?

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