Paul Verlaine - Romances sans paroles, Ariettes oubliées, I.

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Paul Verlaine - Romances sans paroles, Ariettes oubliées, I.

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Aperçu du corrigé : Paul Verlaine - Romances sans paroles, Ariettes oubliées, I.



Document transmis par : dareck16587


Publié le : 11/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

Paul Verlaine - Romances sans paroles, Ariettes oubliées, I.
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C'est la première pièce du recueil des Romances sans paroles ; Verlaine lui a retiré son premier titre tel qu'il figurait à sa parution en revue en 1872, en ayant fait le titre de l'ensemble du recueil poétique. L'épigraphe est tirée d'une comédie de Favart parue en 1756, Ninette à la cour ou le caprice amoureux – auteur que Rimbaud appréciait ; le voici : « Le vent dans la plaine / Suspend son haleine ». Ce distique ne fait pas partie du poème, et pourtant Verlaine ne l'a pas maintenu par hasard : il montre un paysage au moment où le vent tombe, personnifiant celui-ci au plan lexical (_haleine_), non sans aider le lecteur à orienter son intelligence du texte, à le préciser. La suite a de quoi surprendre par une série de définitions qui intéressent la passion amoureuse dans son paroxysme et la langueur qui la suit et l'accompagne. On se demande alors où le poème va nous conduire, sur quel chemin le poète veut nous mener. C'est une vraie question que de noter que Verlaine ne se nomme pas (aucun usage du pronom personnel à la première personne du singulier) dans ces premières définitions, et qu'il n'apparaît qu'au seizième vers, dans la dernière strophe (« cette âme, c'est« la mienne » nous dit-il alors, tout en la définissant comme appartenant au couple d'amants dont le poème semble alors l'évocation (« Cette âme, ... c'est la nôtre, … et la tienne »). Toujours est-il que, dans les deux premières strophes (des sizains d'heptasyllabes, vers impairs), Verlaine se semble pas clairement parler de lui et de la femme qu'il aime, choisissant d'évoquer, de suggérer, par approches successives, quelque chose qu'il ne nomme pas, un état dans ses modulations qui n'apparaît comme personnellement le sien que vers la fin du poème. Jusque là, il maintient une certaine imprécision, ce flou qu'il affectionne, il hésite, s'interroge, demande à la femme aimée de lui donner raison dans la définition qu'il donne de leurs âmes, de leur union. Quand le mot-clé « âme » est énoncé au treizième vers, le lecteur se souvient surtout qu'il s'est agi de suggérer un paysage tout au long du poème, même si l'amour et l'état de langueur ont fait l'objet des toutes premières définitions. Bref, on aimerait mieux comprendre ce qu'a voulu dire Verlaine autour de ce paysage et de l'âme qui transparaît à travers lui ; de quelle rêverie poétique il s'agit et si l'intention instinctive du poète n'a pas été de dire que l'âme personnelle est à elle seule un paysage. Dans ce cas, on aura montré que le poème n'offre pas le tableau d'un paysage réel dans sa matérialité, pictural, ni une pure confidence sur l'âme du poète, mais qu'il fait percevoir, entendre, ce que le poète romantique Amiel définissait déjà dans une formule célèbre : « tout paysage est un état-d'âme ».
 Dans une première approche, le lecteur se représente une plaine boisée et la brise qui la traverse. S'agit-il d'un cadre spatio-temporel, comme l'oeil le perçoit dans la nature environnante ou comme le peintre réaliste le figure sur sa toile ? On pourrait le penser à travers le lexique utilisé (champ lexical d'un bois) : les « bois », les « brises », les « ramures », « l'herbe », « l'eau », les « cailloux », et pour ce qui est du moment qu'évoque le {text:soft-page-break} poète, « ce tiède soir ». Une dizaine de vers au moins suggèrent ce paysage en le faisant voir et entendre, de façon plus précise dans le deuxième sizain, et plus métaphorique dans le premier. Force pourtant est de constater que les notations retenues par Verlaine n'ont pas le caractère d'un paysage pictural : ce n'est pas une description pittoresque destinée à reproduire un lieu pr&eac...



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Citations

ô le frêle et frais murmure!, VERLAINE, Romances sans paroles, «Ariettes oubliées». I.

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Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur?, VERLAINE, Romances sans paroles, «Ariettes oubliées», III.

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ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un coeur qui s'ennuie, ô le chant de la pluie!, VERLAINE, Romances sans paroles, «Ariettes oubliées», III.

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ô le frêle et frais murmure! Cela gazouille et susurre, Cela ressemble au cri doux Que l'herbe agitée expire... Tu dirais, sous l'eau qui vire, Le roulis sourd des cailloux., VERLAINE, Romances sans paroles, «Ariettes oubliées», I.

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Petit poète jamais las De la rime non attrapée!, VERLAINE, Romances sans paroles, VI.

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Triste à peine tant s'effacent Ces apparences d'automne., VERLAINE, Romances sans paroles, «Bruxelles».

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Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches (...), VERLAINE, Romances sans paroles, Aquarelles ( Coeur, cit. 74).

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Et des voiles au loin s'inclinaient toutes blanches., VERLAINE, Romances sans paroles, Aquarelles, Beams.

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L'ombre des arbres dans la rivière embrumée Meurt comme de la fumée., VERLAINE, Romances sans paroles, IX.

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Quelle est la couleur de la tomate ?

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