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La pensée de la mort importe-t-elle à la vie ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La pensée de la mort importe-t-elle à la vie ?



Publié le : 7/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La pensée de la mort importe-t-elle à la vie ?
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La mort est ce qui fait sombrer la vie dans le néant absolu ; la mort semble donc la négation radicale de la vie. Comment la vie pourrait-elle espérer quoi que ce soit de la pensée de la mort, sa négation totale ? La sagesse ne commande-t-elle pas au contraire, si l'on veut vivre, d' « oublier « la mort ?
Pourtant, la mort est l'horizon inéluctable de toute vie. Vie et mort forment un couple indissociable. Pouvons-nous dès lors faire totalement abstraction de la mort ? Pouvons-nous, devons-nous vivre comme si nous ne devions jamais mourir ? N'y a-t-il pas lieu, au contraire, pour qui veut vraiment exister, de penser autant qu'il est possible cet événement qui viendra interrompre sans prévenir l'accomplissement de tous nos projets, de réfléchir à la meilleure manière de préparer sa « sortie «, afin de ne pas être (si c'est possible) « pris au dépourvu « ?

La mort apparaît spontanément comme le strict opposé de notre existence : elle rompt tout lien avec le monde et autrui, toute perception, opposant son néant à la pleine présence au monde caractérisant notre vie. Mais la mort ne se réduit pas à ce pur fait de néant : elle se définit aussi par la certitude de sa venue, et l'anticipation existentielle par la pensée qui lui est associée : nous sommes certains de mourir un jour. Dès lors, plusieurs questions se posent : quel lien unit la mort comme fait naturel à notre existence ? Et la pensée de sa venue influe-t-elle à son tour sur le sens de la vie même, accentuant celui-ci, ou au contraire le rendant totalement vain ?

 



La mort marque donc une faiblesse de notre puissance d'existence face aux autres puissances du monde. Penser à la mort est donc une pensée néfaste : il faut plutôt pour Spinoza consacrer l'effort de l'entendement à concevoir des rencontres positives dans le monde, rencontres qui viendraient soutenir notre désir de conservation. II La pensée de la mort comme négation d'un sens existentiel : Freud et Nietzsche -Freud : la pulsion de mort est présenté comme un principe qui vient s'opposer à l'action formatrice de l'énergie psychique qu'exerce notre conscience. Elle est une tendance naturelle à la décomposition psychique, et à la destruction du sens qui soutient notre existence (structure du moi comme compromis entre le ça pulsionnel et le surmoi moral) (Le ça et le moi). La mort est donc chez Freud un principe de destruction du sens de l'existence qui lui est soutenu par un principe positif de liaison de l'énergie psychique. La mort est donc chez Freud un mode psychique d'existence, marqué par un affaiblissement de la force de liaison de la conscience : la pensée de la mort est donc d'abord pour lui une mort tendancielle de la pensée, qui vient déterminer l'orientation de notre existence. -Nietzsche : cette négation du sens exercée par le principe de mort n'aboutit cependant pas à une absence de sens, ni à une absence de pensée. Désirer la mort, vouloir son néant, pour Nietzsche, cela demeure une forme de volonté, une certaine pensée, certes destructrice, mais pas totalement nulle (La Généalogie de la morale). La pensée de la mort est donc ce qui vient remettre en cause la présence d'un sens de l'existence : mais de cette épreuve imposée par la pensée peut surgir pour Nietzsche un sens plus intense, raffermi par cette négation. III La pensée de la mort comme fondement du sens de l'existence : Heidegger et Blanchot -Heidegger : la mort comme évènement nécessairement à venir structure la forme même de notre existence comme être-pour-la-mort (Être et temps).


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  • boo-183300 (Hors-ligne), le 04/11/2012 é 04H16.
  • noodle54690 (Hors-ligne), le 13/01/2011 é 13H21.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    « Philosopher c'est apprendre à mourir. » Montaigne, Essais, 1580-1588.
    Montaigne prône ici la « pré-méditation » de la mort. Pour combattre la crainte qu'elle suscite en nous, il faut l'apprivoiser, nous faire à son idée, nous habituer à elle : «N'ayons rien si souvent en tête que la mort », dit-il plus loin.

    « La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir. » Montaigne, Essais, 1580-1588.
    S'accoutumer à l'idée de notre propre mort, c'est nous libérer de la frayeur qu'elle nous inspire. Ainsi, apprendre à mourir, c'est proprement nous libérer progressivement de la servitude en laquelle nous tient la crainte de la mort.

    « Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort; et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)

    « On ne cesse de penser à la mort qu'en cessant de penser. » Marcel Conche, La Mort et la Pensée, 1973.

    « Que la mort, l'exil et tout ce qui te paraît effrayant soient sous tes yeux chaque jour; mais plus que tout, la mort. Jamais alors tu ne diras rien de vil, et tu ne désireras rien outre mesure. » Épictète, Manuel, vers 130 apr. J.-C.

    « En s'occupant de philosophie comme il convient, on ne fait pas autre chose que de rechercher la mort et l'état qui la suit. » Platon, Phédon, Ive s. av. J.-C.

    « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions tranchées qu'ils ont sur les choses; par exemple, la mort n'a rien d'effrayant, [...] mais c'est l'opinion tranchée selon laquelle la mort est effrayante qui est elle-même effrayante. » Épictète, Manuel, vers 130 apr. J.-C.

    « La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable. » Hegel, La Phénoménologie de l'Esprit, 1807.

    « Ce qui, pour l'homme, est le principe de tous les maux et de sa bassesse d'âme et de sa lâcheté, ce n'est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort. » Épictète, Entretiens, vers 130 apr. J.-C.

    « Le courage consiste à ne pas craindre la mort. Or, comme la mort est la séparation de l'âme d'avec le corps, cette séparation ne saurait effrayer celui qui aime à être seul. » Plotin, Ennéades, Ille s. apr. J.-C.

    « Ne méprise pas la mort, mais fais-lui bon accueil, comme étant une des choses voulues par la nature. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C.

    « Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir. » Heidegger, Être et Temps, 1927.

    « [La] condition nécessaire à la possibilité même d'une évolution, c'est la mort. Non pas la mort venue du dehors, comme conséquence de quelque accident. Mais la mort imposée du dedans, comme une nécessité prescrite, dès l'oeuf, par le programme génétique même. » François Jacob, La Logique du vivant, 1970.
    La mort est en effet inscrite dans le programme génétique de toute cellule vivante. C'est elle qui rend la reproduction (et donc la perpétuation de l'espèce) possible. Sans la mort, il n'y aurait pas de vie.

    « La croyance à la nécessité interne de la mort n'est peut-être qu'une de ces nombreuses illusions que nous nous sommes créées pour nous rendre "supportable le fardeau de l'existence". » Freud, Essais de psychanalyse, 1923.

    « Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or, la mort est privation de toute sensibilité. » Épicure, Lettre à Ménécée, ive s. av. J.-C.

    « Celui des maux qui fait le plus frémir n'est rien pour nous, puisque tant que nous existons, la mort n'est pas, et que, quand la mort est là, nous ne sommes plus. » Épicure, Lettre à Ménécée, IIIe s. av. J.-C.

    L'homme « s'indigne d'avoir été créé mortel; il ne voit pas que dans la mort véritable il n'y aura plus d'autre lui-même demeuré vivant pour pleurer sa fin et, resté debout, gémir de voir sa dépouille devenue la proie des bêtes et des flammes. » Lucrèce, De la Nature, 1er s. av. J.-C.

     

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