Penser, est-ce dire "non" ? *
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Aperçu du corrigé : Penser, est-ce dire "non" ?
- Termes du sujet:
* "dire": exprimer, communiquer.
* "non": adverbe de négation.
"dire non": refuser, nier.
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C'est cette ambivalence qui constitue le contenu de la question.Or, il est dit ici que « penser, c'est dire non », à savoir nier, refuser, dire que ne pas... Il y a un paradoxe en cet énoncé. Exercer une activité intellectuelle, ce serait, avant tout, refuser, ne pas adhérer, exercer un pouvoir de négation, ne pas affirmer. Pourquoi donc cette liaison étonnante du jugement et de l'activité de la négation ? Il faudra éclairer cette paradoxale liaison.
* Attachons-nous à cet énoncé plus ou moins énigmatique. De l'affirmation (dire oui) ou de la négation (dire non), laquelle est première et décisive ? Réfléchir, ne serait-ce pas mettre à distance un « oui » primitif, une « crédulité » ? Penser, n'est-ce pas, alors, douter ?![]()
- A. Penser, c'est dire non (thèse).
Penser et être libre, c'est pouvoir dire non : le refus de la crédulité et le cloute.
- B. Penser, c'est dire oui et affirmer (antithèse). Le cogito affirmatif comme contenu du doute.
- C. Penser, c'est dire « oui » à travers le « non » La négativité hégélienne.
• Quelle sera notre conclusion ? Liberté et pouvoir de négation sont liés. Être libre, c'est dire « non ».
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Peut-on en droit définir la nature de la pensée comme acte fondamental d’opposition, et plus fondamentalement encore de négation, de destruction ? Et si cela est légitimement possible, à quoi la pensée, pour être véritablement en acte, doit-elle dire non ? N’est-ce pas réducteur, voire dangereux, de faire tenir l’essence de la pensée dans une négation originaire ? Se servir de son propre entendement est-il pour autant synonyme de destruction, c’est-à-dire d’annihilation de toute pensée extérieure ? C’est donc tout à la fois la nature, l’essence de la pensée qui est ici mise à la question, tout autant que le fondement de l’opposition et son champ d’extension légitime.
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Penser, est-ce dire "non" ?