Peut-on accepter la loi de la majorité si l'on refuse la loi du plus fort ? *
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Aperçu du corrigé : Peut-on accepter la loi de la majorité si l'on refuse la loi du plus fort ?
La question posée sous-entend que la majorité implique un rapport de force avec la minorité et que par conséquent c’est elle qui détient le pouvoir. Mais ne peut-on pas être en majorité tout en étant soumis à une minorité ? La loi du plus fort ainsi n’aurait rien à voir avec la quantité mais plutôt avec ses moyens d’actions. Tout le monde se voit contraint à accepter la loi de la majorité puisque chaque individu se trouve en minorité par rapport au pouvoir politique, par exemple. Mais cependant l’obéissance à la majorité est un choix puisqu’elle découle d’un vote démocratique.
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Troisième partie : La démocratie Dans Du contrat social, Rousseau établit que la démocratie repose sur un pacte garantissant l'égalité et la liberté. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c'est-à-dire l'ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté est un principe fort du contrat social. L'indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fort, par lequel il faut comprendre que chacun appartient au Souverain et ne peut s'en séparer par intérêt personnel, car l'intérêt personnel est contraire à la recherche de l'intérêt général, seul objectif du contrat social. Ce contrat social, cet état de la société démocratique, Rousseau le voit comme faisant suite à l'état de nature. « Les clauses [du pacte social] se réduisent toutes à une seule : l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté : car premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse aux autres. » Cette réciprocité est le garant de la liberté de chacun. C'est sur ce pacte que Rousseau fait reposer la démocratie. Pour Rousseau, « le principe de la vie politique est dans l'autorité souveraine », et toute division de cette autorité est nuisible : « Toutes les fois qu'on croit voir la souveraineté partagée, on se trompe ; que les droits qu'on prend pour des parties de cette souveraineté lui sont tous subordonnés, et supposent toujours des volontés suprêmes dont ces droits ne donnent que l'exécution.
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- I) La loi de la majorité est bien celle du plus fort.
a) Les plus nombreux sont les plus forts.
b) De la dictature de la majorité.
c) La majotité peut se tromper contre la minorité.
- II) La loi de la majorité n'est pas la loi du plus fort.
a) Il est démocratique que la majorité impose sa loi.
b) Majorité et volonté générale.
c) La force ne peut fonder le droit..../...
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Peut-on accepter la loi de la majorité si l'on refuse la loi du plus fort ?