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Peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?

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Peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?



Publié le : 25/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Introduction :

Aimer c'est éprouver un sentiment d'attachement pour une personne ou pour un objet. L'attachement le plus fort que nous ayons est l'amour que nous portons à nous mêmes. L'amour de soi même ne signifie pas être égoïstes ou orgueilleux, l'amour de soi même caractérise tout être vivant, il est nécessaire à sa survie, c'est lui qui nous donne la force de persévérer dans l'existence. À partir de cet amour, les intérêts qui nous avons sont polarisés sur le moi. Nous aimons autrui à travers cet amour de nous mêmes, pour le plaisir qu'il nous procure, mais toujours moins que nous mêmes.

Pourtant, il nous est possible de nous sacrifier pour autrui, de préférer quelqu'un d'autre à nous mêmes. L'intérêt que nous portons naturellement à nous mêmes peut se déplacer sur autrui ou se taire. L'amour ne se définit pas seulement comme attachement mais comme capacité s'ouvrir à l'autre. Mais alors nous n'aimons pas autrui à la manière de nous mêmes, nous entrons dans une relation nouvelle. Aimer autrui comme un autre soi même serait en ce sens contradictoire. Aimer autrui comme un autre soi même, ce serait encore s'aimer à travers autrui. Peut on aimer autrui pour sa différence?

Problématique :

Aimer autrui comme soi même semble manifester un sentiment très fort, mais à partir du moment où on aime autrui ne l'aime-ton pas précisément en tant qu'autre et non en tant que semblable?

 



Dans cet esprit, Hegel souligne dans la Phénoménologie de l'esprit que la conscience est surtout avide de reconnaissance : pour s'appréhender elle-même vraiment comme « conscience de soi », il lui faut être reconnue comme conscience par une autre conscience, et se reconnaître elle-même dans l'autre. Plutôt que le respect, c'est le pardon, tel qu'il s'exprime (après l'aveu de la faute) en un « Oui » de réconciliation, qui doit être envisagé comme l'expression la plus haute de cette reconnaissance mutuelle des consciences. Ainsi l'ego n'est plus seulement conçu comme non-égoïste ou altruiste, mais comme incluant l'autre. Cette identité de l'identité (moi) et de la différence (autrui) est ce que Hegel nomme l'absolu, ou Dieu. Peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?Bien entendu, l'expérience morale n'est pas seule à nous mettre en relation avec autrui. Si l'on nous demande de réfléchir à nos rapports avec « les autres », nous penserons plus facilement à ceux auxquels nous lient des rapports d'amour ou d'amitié, qu'à la figure abstraite d'un « autre » non identifié. De fait, la vie affective déploie toute une palette, très différenciée, de rapports à autrui. Le sadisme, pour commencer, semble en fournir la figure négative : autrui fait ici figure de proie, sacrifiée sur l'autel d'une jouissance égoïste. L'amitié, au contraire, nous donne l'expérience d'une relation à la fois symétrique (les amis se considèrent comme parfaitement égaux), et élective : ce qu'on aime chez l'ami, ce n'est pas telle ou telle qualité, mais qu'il soit qui il est.


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Le corrigé du sujet "Peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • suu (Hors-ligne), le 27/11/2011 à 27H20.
  • manon.wuilmot (Hors-ligne), le 02/01/2011 à 02H11.
  • Jessica50229 (Hors-ligne), le 17/12/2009 à 17H17.
  • az21581 (Hors-ligne), le 01/02/2009 à 01H20.
  • Philozophe14075 (Hors-ligne), le 30/11/2008 à 30H18.
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    Problématique

    L'autre homme est donc toujours absolument inaccessible. L'altérité de l'autre homme est radicale : autrui n'est pas comme le même que moi, à côté de moi. Nous sommes deux non pas comme deux fois le même, mais comme deux autres : autrui est si différent pour moi de moi, que nous ne pouvons pas nous connaître, même si nous pouvons nous reconnaître. Dans la totalité des choses que je peux atteindre, autrui est comme une exception : tout peut se réduire à la connaissance que j'en ai, tout m'appartient, sauf autrui. En ce que je ne saurais jamais m'approprier l'autre homme, il est pour moi plus qu'une pierre : une personne dont l'existence hors de mon monde exige le respect. OUTILS Certitude et vérité Selon la distinction de Hegel, la certitude est la connaissance indubitable que chacun a pour lui-même de quelque chose, sans prétendre que c'est la vérité. Je suis certain de voir une tour ronde, même si en vérité elle est peut-être carrée.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    "Entre autrui et moi-même il y a un néant de séparation. Ce néant ne tire pas son origine de moi-même, ni d’autrui, ni d’une relation réciproque d’autrui et de moi-même; mais il est, au contraire, originellement le fondement de toute relation entre autrui et moi." Sartre, L’Être et le Néant.

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    Nul ne peut voir par-dessus soi. Je veux dire par là qu'on ne peut voir en autrui plus que ce qu'on est soi-même, car chacun ne peut saisir et comprendre un autre que dans la mesure de sa propre intelligence. Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851) Schopenhauer, Arthur

    Ajouté par webmaster

    Nul ne peut voir par-dessus soi. Je veux dire par là qu'on ne peut voir en autrui plus que ce qu'on est soi-même, car chacun ne peut saisir et comprendre un autre que dans la mesure de sa propre intelligence. Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851) Schopenhauer, Arthur

    Ajouté par webmaster

    Cet adjectif, sans être de soi un indéfini, peut jouer un rôle syntaxique qui l'apparente à cette sorte de mots (...) -Même, comme le lat. -idem, marque proprement l'identité (= qui n'est pas -autre). Il suppose, comme tel, une comparaison, implicite ou explicite. Celle-ci peut porter soit sur deux états successifs d'un seul être (vous n'êtes plus -le même qu'autrefois), soit sur des êtres distincts (ce n'est pas -le même livre que le vôtre). Pris de ces façons-là, -même est un adjectif qui, pour le sens, est l'antonyme de -autre., G. et R. LE BIDOIS, Syntaxe du franç. moderne, n° 483.

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    Comme l'amour d'une femme ne l'a jamais empêché non plus -(B. Constant) d'en aimer une autre dans le même instant (...), Émile HENRIOT, les Romantiques, p. 473.

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    AUTRUI COMME DEVOIR "Quand même la terre devrait être bientôt bouleversée par un choc céleste, vivre pour autrui, subordonner la personnalité à la sociabilité, ne cesseraient pas de constituer jusqu'au bout le bien et le devoir suprêmes." Comte, Système de politique positive, 1853.

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    « Autrui comme autrui se révèle dans le "Tu ne commettras pas de meurtre" inscrit sur son visage. » Levinas, Totalité et Infini, 1961.

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    Ne pas aimer quand on a reçu du ciel une âme faite pour l'amour, c'est se priver soi et autrui d'un grand bonheur. C'est comme un oranger qui ne fleurirait pas de peur de faire un péché., STENDHAL, De l'amour, XXVI.

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    (...) la multiplicité des «autrui» ne saurait être une -collection mais une -totalité puisque chaque autrui trouve son être en l'autre; mais (...) cette Totalité est telle qu'il est par principe impossible de se placer «au point de vue du tout» (...) En outre cette totalité - comme celle du Pour-soi - est totalité détotalisée, car l'existence-pour-autrui étant refus radical d'autrui, aucune synthèse totalitaire et unificatrice des «autrui» n'est possible., SARTRE, l'être et le Néant, p. 309 (1943).

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