LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- loi : 1. (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine et gouvernant tant la nature que les actions humaines. 2. Par ext., règle suivie avec une certaine régularité dans une société, et dont la transgression est considérée comme une faute, même si elle n'est pas obligatoirement suivie de sanctions : les lois de l'honneur, les lois morales. 3. Norme à laquelle on ne peut se soustraire : « L'impératif catégorique seul a valeur de loi pratique » (KANT) ; les lois de la pensée. 4. Loi de la nature, loi scientifique : a) Proposition générale constatant une nécessité objective : tout phénomène a une cause. b) Fonction math. permettant, à partir de données initiales, de calculer la valeur de certaines variables, et pouvant servir à la prévision : « La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à la cause » (Cl. BERNARD) ; les positivistes opposent l'explication par les causes à celle par les lois dans lesquelles ils voient « des relations constantes qui existent entre des phénomènes observés » (A. COMTE). 5. Loi naturelle : a) Prescription du droit naturel. b) Loi de la nature.
Extrait du corrigé : On accordera donc par principe la légitimité et la validité juridiques au droit positif, quel que soit son contenu. On appelle positivisme juridique la doctrine qui justifie inconditionnellement le droit positif, et ne fonde pas le droit positif sur autre chose que l'acte de son institution par une autorité compétente.Antigone, dans la tragédie de Sophocle, agit en idéaliste quand elle brave l'interdiction s'ensevelir son frère Polynice, au nom de ce qu'elle considère comme des devoirs plus fondamentaux, familiaux ou religieux. Aristote estime qu'elle désobéit à une loi particulière, au nom d'une loi plus puissante, naturelle, commune à tous et éternelle (« Rhétorique », I, 13).A l'opposé, un représentant éminent du positivisme, Kelsen estime qu'on peut certes critiquer une loi positive au nom d'une idée du juste, mais qu'il peut exister autant d'idées du juste que d'individus : il ne serait donc jamais permis de considérer comme non valable un élément d'une législation positive, sous peine de replonger dans le règne de l'arbitraire individuel. Hans Kelsen, juriste autrichien de renom, tente entre les deux guerres de fonder une véritable science du Droit. Son ambition est tout entière perceptible dans les accents kantiens du titre qu'il choisit pour son oeuvre majeure : « Théorie pure... » comme cette « Raison pure » dont Kant entreprit la critique. La démarche critique de Kant consiste à établir la limite de ce que nous pouvons connaître et au-delà de laquelle il ne s'agit plus que de simples spéculations, réflexions parfois utiles mais qui ne sauraient être des jugements de connaissance. De la même façon, Kelsen veut établir une connaissance ferme du Droit, indépendamment de tout jugement de valeur.
Corrigé de 10683 mots (soit 15 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Peut-on en appeler à la conscience contre la loi ?" a obtenu la note de : aucune note
question argument contre rencontre est-ce caractère appeler renoncer variations penser contre solitaire d'une absolu loi vérité dévoilement morale réponse illusions "qui suis-je conscience exacte liberté obéir mort d'autrui limites devoir l'art médiateté
Il peut y avoir conflit entre ce que peut prescrire une réflexion morale et les exigences de la loi, qui ne sont pas toujours adaptées aux cas particuliers. Cependant, le droit positif prend de plus en plus souvent en compte ces difficultés. Une objection de la conscience morale doit donc donner lieu à une modification de la loi.
‘Choisissez en votre âme et conscience’. Il semble bien qu’il y ait en l’homme une instance directrice qui le conduise vers le chemin juste. Cette instance semble être la conscience. Lorsque nous disons ‘J’ai bien conscience de mes erreurs’, nous invoquons la conscience comme instance justificatrice, c'est-à-dire une puissance intrinsèque qui nous aide à devenir juste. Selon cette définition, elle se place sur le même plan que la loi qui est, elle aussi, une instance justificatrice (qui apporte la justice), mais cette fois pas au cœur de l’être humain, mais au cœur de la société qu’il a constitué. La conscience de l’homme est-donc l’ancêtre, la cause de la loi. C’est lorsque les hommes se sont institués en société, qu’ils ont dû mettre en place un système de jugement du bien et du mal similaire à celui qu’ils avaient en eux. Ainsi la loi s’est fait sur le modèle de la conscience. Mais pourtant, ces deux instances justificatrices diffèrent grandement. En effet, alors que la conscience reste subjective, intrinsèque à l’homme et non-maîtresse de la totalité des événements, la loi est objective, elle vient de l’extérieure s’imposer aux hommes, et tend à maîtriser tous les cas particuliers. Mais alors, la conscience possède-t-elle une légitimité assez grande pour se placer comme juge de l’instance justificatrice de l’Etat et entrer en jeu quand elle considère que la loi est défaillante ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie