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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
Extrait du corrigé : II. Deuxième partie : le fait et son interprétation Cependant, malgré la fiabilité des faits et leur aspect très concret, n'existe-t-il pas une manière de déformer les faits ? C'est-à-dire que les faits sont toujours le fruit d'une interprétation, on peut déformer à souhait un fait précis en interprétant et en modifiant différemment une même réalité. Les faits appartiennent donc malgré tout à un domaine subjectif. Nietzsche, La volonté de puissance : " Il n'y a pas de faits, rien que des interprétations. " On constate donc bien ici que les faits sont la résultante d'une interprétation et d'une volonté de voir certaines choses s'enchaîner d'une certaine manière. Nous ne sommes donc pas impuissants contre les faits. Mais il faut cependant discerner deux types d'interprétation des faits. Tout d'abord une mauvaise interprétation due à une volonté inconsciente, voire consciente, d'appuyer une certaine réalité. Mais ensuite il existe une mauvaise interprétation qui est due à un manque de connaissance.
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Le corrigé du sujet " Peut-on avoir raison contre les faits ?" a obtenu la note de : aucune note
contre l'usage penser grand raison dialogue soi-même faits l'illusion réponse dévoilement violence d'une "qui avoir illusions garantie mort usages exacte d'avoir être suis-je l'art toujours conviction vérité conscience est-ce question obstacle pas tort limites mauvais vouloir
Le langage est ce par quoi les hommes communiquent et correspondent et peuvent transmettre une pensée à un autre. Cependant le langage peut être aussi erroné, peut être aussi truqué. On a donc besoin de faits à l'appui pour pouvoir avoir confiance dans la parole de l'autre et sortir de ce monde fait uniquement de mots quelque peu volatiles. D'où cette expression du langage courant "je ne crois que ce que je vois"; les faits sont donc une condition nécessaire à la croyance. Ainsi, il semble difficile d'envisager la question sous un angle d'opposition entre les faits et moi car il semble évident que je ne peux être crédible et avancer auprès des autres sans les faits.
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