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Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social ?

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Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social ?



Publié le : 2/4/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social ?
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  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • concevoir : Former des concepts par la pensée. Concevoir des idées. Concevoir une notion.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • lien : Ce qui nous unit. Ce qui nous rassemble.

Analyse du sujet :

Homme : « Homme » est le nom commun qu'on donne à l'homo sapiens. Ce dernier est un  mammifère appartenant à l'ordre des primates. Il est doué d'intelligence et d'un langage articulé. Il se caractérise également par un cerveau volumineux et capable d'abstraction, ainsi que par des mains préhensibles et la station verticale. « Sapiens » est un adjectif latin qui signifie « intelligent », « sage », « raisonnable », ou encore « prudent ». Le trait saillant qui définit l'homme semble donc être le fait qu'il serait un être vivant doué de raison. Cette hypothèse résulte d'une longue tradition philosophique qui a construit le concept d'humanité en opposition à celui d'animalité. Ainsi, on a tendance à considérer que l'homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu'il serait capable de pensée, de conscience de langage et de liberté, alors que les animaux n'en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l'homme une dignité particulière : seul d'entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c'est-à-dire une personne que l'on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer.

Société : La société renvoie habituellement à l'idée d'un regroupement d'individualités, structuré par des liens de dépendance réciproque, et évoluant selon des schémas réglés. On peut parler, de ce point de vue, de « sociétés animales » autant que de « sociétés humaines ». Les sociétés humaines diffèrent des sociétés animales en cela qu'elles seraient pourvues d'une histoire et qu'elles seraient régies par des institutions. Chez l'être humain, la question se pose de savoir si l'état de société renvoie à une disposition fondamentale de l'être humain ou si c'est seulement de l'extérieur que cet état s'impose à lui. En effet, autant il semble logique de considérer que l'être humain est naturellement sociable, autant cette conception apparaît partout contredite par les divers conflits et tensions de société. Cela pourrait nous pousser à imaginer que les sociétés ne soient pas des réunions naturelles, mais qu'elles résultent d'un processus historique fondé sur un pacte. Enfin, la société pose encore cette question : l'être humain se réalise-t-il plus complètement en société qu'en solitaire ? Permet-elle à l'individu de développer des penchants qui sans elle resteraient cachés, ou bien ne fait-elle que brimer ses aspirations en rompant le développement naturel de l'individu ?

 

 

Problématisation :

Considérer que l'homme puisse vivre indépendamment de tout lien social, c'est imaginer qu'il soit tout à fait possible à un homme d'accomplir sa vie et son identité d'homme en restant toujours à l'écart de la société. Une telle hypothèse pose problème car la société étant omniprésente, nous ne connaissons quasiment pas d'hommes qui aient vécu une telle expérience de la solitude. Quant à ceux que nous connaissons, correspondent-ils encore vraiment à l'idée que nous nous faisons de l'homme ? Cela étant posé, la multitude de conflits qui se font jour dans toutes les sociétés invite également à se poser cette question : sommes-nous vraiment faits pour ça ? Puisque ça ne fonctionne pas, n'est-ce pas la preuve que là n'est pas la solution ? Ne faudrait-il pas justement délier l'homme de la société pour le retrouver tel qu'il est en sa nature profonde ?

 

 



Le passage par l'autre rend autre, altère, aliène. c) A l'état de nature, par contre, l'être humain est un animal solitaire. L'homme de l'état de nature est sans famille, sans Cité, sans langage, sans loi, innocent, étranger au travail. Asocial et asociable, il  n'est qu'un animal comme les autres, à cette différence près qu'il est libre. Il est donc aisé, d'après Rousseau, de concevoir ainsi l'être humain indépendamment du lien social. Transition : Cependant, le postulat rousseauiste de l'état de nature ne pose-t-il pas plus de problèmes qu'il en résout ?   L'insociable sociabilité. a) Le postulat rousseauiste de l'état de nature pose problème à bien des égards. Tout d'abord, il est impossible de le confronter aux faits puisqu'il est censé avoir eu lieu en des temps immémoriaux. D'autre part, jusqu'où peut-on considérer que cet homme à l'état de nature dont nous parle Rousseau a quelque chose à voir avec l'idée que nous nous faisons de l'homme ?


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Problématique

Il est donc aisé, d'après Rousseau, de concevoir ainsi l'être humain indépendamment du lien social. Transition : Cependant, le postulat rousseauiste de l'état de nature ne pose-t-il pas plus de problèmes qu'il en résout ? 3. L'insociable sociabilité. a) Le postulat rousseauiste de l'état de nature pose problème à bien des égards. Tout d'abord, il est impossible de le confronter aux faits puisqu'il est censé avoir eu lieu en des temps immémoriaux. D'autre part, jusqu'où peut-on considérer que cet homme à l'état de nature dont nous parle Rousseau a quelque chose à voir avec l'idée que nous nous faisons de l'homme ? Pour Rousseau, l'homme à l'état de nature est d'abord un être stupide : « j'ose presque assurer que l'état de réflexion est un état contre nature, et que l'homme qui médite est un animal dépravé » écrit-il (Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, première partie).

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Si (...) l'homme conçoit des idéaux, si même il ne peut se passer d'en concevoir et de s'y attacher c'est qu'il est un être social. C'est la société qui le pousse ou l'oblige à se hausser ainsi au-dessus de lui-même et c'est elle aussi qui lui en fournit les moyens., E. DURKHEIM, Jugements de valeur et jugements de réalité.

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En Angleterre, on permet l'originalité aux individus, tant la masse est bien réglée! En France, il semble que l'esprit d'imitation soit comme un lien social, et que tout serait en désordre si ce lien ne suppléait pas à l'instabilité des institutions., MËmËe DE STAëL, De l'Allemagne, I, XI.

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On constate parfois entre un sujet hypnotisé et l'hypnotiseur un lien invisible qui les met en rapport l'un avec l'autre. Ce lien paraît être une émanation du sujet. Quand l'hypnotiseur est ainsi en rapport avec l'hypnotisé, il peut lui suggérer, à distance, certains actes à accomplir., Alexis CARREL, l'Homme, cet inconnu, VII, p. 315.

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La littérature française s'est proposé de peindre en pied, inlassablement, l'homme; je dis bien l'homme individuel et l'homme social, l'homme intérieur et l'homme extérieur, l'homme visible et l'homme invisible, l'homme subjectif, et l'homme objectif., G. DUHAMEL, la Défense des lettres, IV, I.

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Il y a, dans tout corps politique, un -maximum de force qu'il ne saurait passer, et duquel souvent il s'éloigne à force de s'agrandir. Plus le lien social s'étend, plus il se relâche; et en général un petit État est proportionnellement plus fort qu'un grand., ROUSSEAU, Du contrat social, II, IX.

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(...) Dieu qui nous a créés indépendamment de nous et sans nous, ne peut-il pas, sans nous et indépendamment de nous, décider de notre sort?, BOURDALOUE, IIIËe sermon sur la Purification de la Vierge.

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Édification de l'homme. - Ne peut se concevoir que par deux voies : primo - par le choix des -Idéaux; secundo - par -l'exercice, développement, -travail., VALÉRY, Mélange, III, p. 82.

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C'est donc la pensée qui fait l'être de l'homme, et sans quoi on ne peut le concevoir., PASCAL, Pensées, VI, 339 (addit. de Port-Royal).

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La force impure (...) selon la définition de Strehlow, celle qui suspend brusquement la vie ou amène la mort de celui en qui elle s'est introduite, n'appartient pas à un clan déterminé, n'est un lien -communiel pour personne, ne préside à la formation d'aucun corps moral doublant à la façon de l'Église ou de la religion officielle le corps social de l'État., Roger CAILLOIS, l'Homme et le Sacré, p. 64 (1939).

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