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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
Extrait du corrigé : Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'État et il le déteste comme le mauvais oeil et une dérogation aux coutumes et aux lois.Je vous donne ce signe : chaque peuple a son langage du bien et du mal ; son voisin ne le comprend pas. II s'est inventé ce langage pour ses coutumes et ses lois.Mais l'État ment dans toutes ses langues du bien et du mal ; et, dans tout ce qu'il dit, il ment -, et tout ce qu'il a, il l'a volé. Tout en lui est faux ; il mord avec des dents volées, le hargneux. Même ses entrailles sont falsifiées.Une confusion des langues du bien et du mal, - je vous donne ce signe, comme le signe de l'État. En vérité, c'est la volonté de la mort qu'indique ce signe, il appelle les prédicateurs de la mort ! Beaucoup trop d'hommes viennent au monde : l'État a été inventé pour ceux qui sont superflus !Voyez donc comme il les attire, les superflus ! Comme il les enlace, comme il les mâche et les remâche !Il n'y a rien de plus grand que moi sur la terre : je suis le doigt ordonnateur de Dieu », - ainsi hurle le monstre. Et ce ne sont pas seulement ceux qui ont de longues oreilles et la vue basse qui tombent à genoux !Hélas, en vous aussi, ô grandes âmes, il murmure ses sombres mensonges ! Hélas, il devine les coeurs riches qui aiment à se répandre ! Certes, il vous devine, vous aussi, vainqueurs du Dieu ancien ! Le combat vous a fatigués et maintenant votre fatigue se met au service de la nouvelle idole !Elle voudrait placer autour d'elle des héros et des hommes honorables, la nouvelle idole ! Il aime à se chauffer au soleil de la bonne conscience, - le monstre froid !Elle veut tout vous donner, si vous l'adorez, la nouvelle idole : ainsi elle s'achète l'éclat de votre vertu et le fier regard de vos yeux. Vous devez lui servir d'appât pour les superflus ! Oui, c'est l'invention d'un tour infernal, d'un coursier de la mort, cliquetant dans la parure des honneurs divins !Oui, c'est l'invention d'une mort pour le grand nombre, une mort qui se vante d'être la vie, une servitude selon le coeur de tous les prédicateurs de la mortL'État est partout où tous absorbent des poisons, les bons et les mauvais ; l'État, où tous se perdent eux-mêmes, les bons et les mauvais ; l'État, où le lent suicide de tous s'appelle - la vie ».
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Le corrigé du sujet "Peut-on concevoir une société sans État ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le verbe « concevoir » trouve son étymologie dans le latin « concipere » qui signifie « recevoir dans son esprit ». Deux dimensions de l’expression sont à dégager. D’une part, il y a l’idée que la conception relève d’une fiction philosophique ou intellectuelle, on pourrait attribuer à « concevoir » des synonymes comme « inventer » ou « imaginer ». D’autre part, la conception doit être recevable pour l’esprit, elle doit satisfaire certaines exigences telles que celles de cohérence ou de non-contradiction.
Une conception de l’Etat devra donc être cohérente, logique de telle sorte que ses différentes parties ne soient pas contradictoires entre elles, mais cette conception devra avant tout ne pas être contradictoire avec la réalité. Quand se on demande si on peut concevoir un Etat sans violence, on pose la question de l’application pratique, de a réalisation concrète d’une théorie politique. Concevoir un Etat sans violence est-ce tenir compte de la réalité, de sa complexité et de son imperfection ? On peut envisager tant la dimension individuelle, celle du citoyen qui cède à la violence et qu’il faut contrôler, que la dimension étatique , la nécessité pour l’Etat de se conserver en tant que tel et de réprimer toute forme de violence qui transgresse les lois. Immédiatement on se heurte à un autre problème, affirmer la possibilité de la conception d’un Etat sans violence n’est-ce pas tomber dans l’utopisme et ignorer une violence perpétuellement résurgente? La refuser, n’est-ce pas tomber dans une forme de pessimisme fataliste ?
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