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Peut-on concilier le pouvoir de l'État et la liberté individuelle ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on concilier le pouvoir de l'État et la liberté individuelle ?



Publié le : 13/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Peut-on concilier le pouvoir de l'État et la liberté individuelle ?
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Est-il paradoxal de vouloir accorder le pouvoir de l'État et la liberté individuelle ? Cette question montre bien le caractère problématique de cet accord : la finalité de l'État, qui règle la vie du groupe, va-t-elle de pair avec la finalité de l'individu ? La liberté de l'individu peut-elle s'accomplir dans l'État ? Ont-ils les mêmes intérêts ?
 À cette question, la réponse de Spinoza est sans ambiguïté : seul l'État garantit la liberté de chacun.
 En effet, le pouvoir de l'État incarne l'intérêt général. Il ne domine pas les individus, il ne les aliène pas. Au contraire, il permet à la liberté de chacun de se manifester plus librement que dans le monde naturel de la violence individuelle. Le pouvoir de l'État est celui des citoyens : sinon, il exerce une fonction contraire à sa fonction première.
 L'État institue un droit positif et chaque citoyen vit sous sa loi. La fin de l'État est la sécurité contre la crainte, l'accroissement des richesses contre les besoins. « La fin de l'État est donc en réalité la liberté «, c'est-à-dire la fin consciente de l'homme raisonnable et de ceux qui aspirent à l'être. L'homme raisonnable est capable d'opinions libres, d'indignation, de révolte même. C'est pourquoi l'État qui bafouerait la sécurité et la liberté de ses citoyens, se détruirait lui-même. Un État qui voudrait interdire la liberté de penser et de s'exprimer ne pourrait que survivre puis mourir.
 Spinoza souligne que seule la démocratie convient aux hommes : ce n'est pas un régime politique parmi d'autres, c'est l'essence de tout régime raisonnable. La démocratie est la vraie nature de la société comme la raison est la vraie nature de l'individu. La démocratie concilie pouvoir de l'État et liberté individuelle.
 Avant Rousseau et Montesquieu, Spinoza définit l'État comme source et gardien des libertés individuelles. « Pour jouir de la liberté il faut que chacun puisse dire ce qu'il pense [...] et pour la conserver, il faut encore que chacun puisse dire ce qu'il pense «, écrit Montesquieu dans L'Esprit des lois.
 



Sous peine de reconstitution de servitudes politiques et idéologiques qui n'avouent pas leur nom, la reconnaissance juridique des libertés individuelles doit s'assortir de mesures concrètes permettant à celles-ci de s'exercer en connaissance de cause (rôle de l'instruction publique) et sans être hypothéquée d'emblée par les rapports de force (rôle des actions destinées à promouvoir l'égalité sociale). Lorsque l'État privilégie des intérêts particuliers, tout se passe comme s'il aggravait le libre jeu des rapports de force. A ceux qui, exploités, subissent la domination des plus riches, l'État de classe (et non plus la volonté générale) apparaît à juste titre comme une force oppressive «extérieure» : tout se passe alors en effet comme si une volonté particulière s'imposait à une autre volonté particulière avec le renfort de la force publique. L'État peut alors restreindre certaines libertés individuelles, tout en le faisant en invoquant le nécessaire respect des libertés individuelles elles-mêmes. Accorder par exemple un pouvoir discrétionnaire aux chefs d'entreprise qui désirent licencier du personnel, c'est, en apparence, sauvegarder la liberté individuelle d'initiative... mais laquelle ? Qu'en est-il de l'employé licencié au nom de cette liberté, et qui ne peut éprouver alors, pour sa part, que l'impuissance de sa propre liberté individuelle ? 3. CONCLUSION • En un sens, Rousseau et Marx signalent deux aspects complémentaires du problème de l'État. L'État, conçu idéalement, c'est-à-dire dans la conscience nettement affirmée de son fondement et de sa légitimité, ne peut restreindre la liberté individuelle - puisqu'il rend possible, au contraire, l'élargissement de la sphère d'action de celle-ci en accroissant la puissance de chaque individu, et en organisant la «coexistence des libertés ».


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