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Sujet : Peut-on considérer l'homme comme une machine ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • considérer : Etre d'avis, croire, estimer.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • machine : Du grec, mèchané, « ruse ». Traditionnellement, la machine est considérée comme une ruse contre la nature. Elle sert de modèle à la science et notamment à la physique. La nature entière peut ainsi être considérée comme une machine dont il s'agit de percer les rouages.

Extrait du corrigé :   Pourtant, un problème nouveau se dessine. Car cette conception ne permet pas de différencier essentiellement l'homme du simple objet. Il ne s'agit ici que d'une différence spécifique. Dès lors ; il semble difficile de concilier le déterminisme mécaniste que la science modélise et l'idée que l'homme est un sujet responsable de ses propres choix, c'est-à-dire une personne. Il semble que la seule voie nous permettant de sortir de la conception mécaniste appliquée à l'humain soit dès lors, paradoxalement, notre seul sentiment de ne pas être des machines, cette impression forte d'être différents de celles que nous construisons. Dire que l'homme n'est pas une machine relève donc d'un acte où se révèle justement notre capacité à nous déterminer, Le sujet offre ainsi une piste puisqu'il nous demande non pas si l'homme est une machine mais si nous pouvons considérer l'homme comme tel.  Le verbe considérer désigne ici le choix d' un angle de vue qui n'est pas neutre. C'est le choix de cette position qui me permet d'accéder à une vision éthique de l'humanité, qui respecte l'homme sur le principe qu'il n'est pas un simple objet. Si nous ne pouvons pas, au sens scientifique, prouver que l'homme n'est pas seulement un être qui réagit a des impulsions sans aucune marge d'autodétermination, du moins pouvons-nous, au sens éthique, refuser une telle conception. L'expérience de la considération de l'autre, de sa reconnaissance en tant que sujet vient apporter ici un exemple essentiel.

	Peut-on considérer l'homme comme une machine ?

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • considérer : Etre d'avis, croire, estimer.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • machine : Du grec, mèchané, « ruse ». Traditionnellement, la machine est considérée comme une ruse contre la nature. Elle sert de modèle à la science et notamment à la physique. La nature entière peut ainsi être considérée comme une machine dont il s'agit de percer les rouages.

Problématique

 Le terme de machine renvoie à la forme développée de l’outil, c’est-à-dire a un ensemble de mécanismes combinés, destinés à produire un effet approprié à partir d’une impulsion initiale. La machine est donc un ensemble uni et entièrement déterminé. Or, à partir du XVIIe siècle, la machine a servi de modèle à la science physique pour penser la nature. L’animal mais aussi le corps humain ont été également englobés dans cette conception, qui refuse de prendre en compte ce qui dans l’homme peut relever de l’expression d’une cause finale, ou de l’exercice de forces immatérielles telles que l’âme.

 Si la nature est donc devenue rationnelle pour l’homme grâce à une conception modélisée sous la forme de la machine, nous constatons pourtant que l’homme risque à travers cette conception de nier ce qui fait sa particularité au sein des étants.

 Car considérer l’homme comme une machine, uniquement déterminée par des phénomènes physiques et chimiques, n’est-ce pas risquer de nier sa spécificité, c’est-à-dire son pouvoir de se déterminer, que nous nommons liberté? Que cette machine soit l’œuvre aveugle de rouages qui la déterminent ou qu’elle soit subordonnée à une idée prédéfinie, qui pourrait être celle d’un Dieu créateur, d’un Dieu horloger, comme le pense Descartes, l’homme se voit ici refuser une autonomie qui semblait le différencier.



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