Peut-on dire que la liberté est d'abord la reconnaissance de la nécessité ?
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Est-il légitime de dire que l'acceptation des contraintes et déterminismes imposés par la nature et la société nous permet, par l'obéissance aux lois rationnelles, d'agir librement ?
La contradiction apparente entre la liberté et la reconnaissance de la nécessité comme fondement de celle-ci représente le paradoxe qui doit être levé par la discussion. Il faut venir progressivement à l'idée que la nécessité n'est une contrainte aveugle que dans la mesure où elle n'est pas comprise. Le plan proposé sera ainsi du type progressif.av. J.-C. Zénon de Cittium « fouettait un esclave qui avait volé; et comme celui-ci lui dit : "II était dans ma destinée de voler", il répondit : "Et aussi d'être battu." » Anecdote rapportée par Diogène Laërce (Ille s. apr. J.-C.). « L'impuissance de l'homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l'appelle Servitude.
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« Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent. » Spinoza, Lettre à Schuller, 1674.
Pour Spinoza, l'illusion du libre arbitre vient du fait que les hommes sont tout à fait conscients de leurs actions, mais qu'ils ignorent les causes qui les déterminent.
« Aucun physicien ou physiologue qui étudierait minutieusement le corps de Mozart, et tout particulièrement son cerveau, ne serait capable de prédire sa Symphonie en sol mineur d'une manière détaillée. » Popper, L'Univers irrésolu, 1982. Rien, ni dans le cerveau de Mozart ni dans son passé proche ou lointain, ne le prédisposait à composer cette symphonie plutôt que telle
« Tout ce qui arrive est nécessaire et utile au monde universel, dont tu fais partie. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C.
«Fatum, disent les latins : c'était dit; mektoub, disent les Arabes : c'était écrit. [...] La fatalité, c'est le triomphe du langage. » Domenach, Retour au tragique, 1967.
Le mot « fatalité » vient en effet du latin fatum, qui signifie « ce qui était dit » (sous-entendu : par l'oracle). Par quoi l'on voit que le fatalisme, qui postule que la destinée de chacun est fixée d'avance, dérive des pratiques superstitieuses de la divination.
« Le sage [...] se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses. » Épicure, Lettre à Ménécée, Ille s. av. J.-C.
Zénon de Cittium « fouettait un esclave qui avait volé; et comme celui-ci lui dit : "II était dans ma destinée de voler", il répondit : "Et aussi d'être battu." » Anecdote rapportée par Diogène Laërce (Ille s. apr. J.-C.).
« L'impuissance de l'homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l'appelle Servitude. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)
« L'homme ne saurait être tantôt libre et tantôt esclave : il est tout entier et toujours libre ou il n'est pas. » Sartre, L'Être et le Néant, 1943. L'être de l'homme se confond avec sa liberté. Ainsi l'homme ne cesse d'être libre qu'en cessant de vivre.
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