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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Au principe de tout cela se trouve le plus grand des biens : la prudence. La philosophie acquiert par elle une dignité supérieure, les autres vertus procèdent d'elle naturellement car elle enseigne qu'une vie sans prudence ni bonté ni justice ne saurait être heureuse et que ce bonheur ne saurait être sans plaisir. De fait les vertus se trouvent naturellement liées dans la vie heureuse, de même que la vie heureuse ne se sépare point de ces vertus. » Transition : Si certaines écoles philosophiques se donnent comme objet de permettre à l'homme de mieux vivre, et donnent donc le droit de soutenir que la philosophie a pour but d'aider à la conduite de la vie, peut-on élargir cette prétention à la philosophie en général ? II. La philosophie comme discipline générale de connaissance permettant un rapport plus juste aux choses La philosophie peut se donner des objets très variés, qui ne concernent pas au premier chef la conduite de la vie. Dans ses recherches sur ces objets, elle s'efforce cependant d'adopter la position intellectuelle la plus juste possible de manière à éviter l'erreur, elle suppose que l'on travaille à acquérir un certain ordre de la pensée : en ce sens, elle permet à l'homme d'acquérir une pertinence intellectuelle qui peut peut-être lui servir à mieux évaluer les choses qui le concernent directement : c'est une seconde manière, plus générale, de s'autoriser à soutenir que la philosophie permet de vivre mieux. Descartes, Discours de la méthode Et comme la multitude des lois fournit souvent des excuses aux vices, en sorte qu'un État est bien mieux réglé lorsque, n'en ayant que fort peu, elles y sont fort étroitement observées ; ainsi, au lieu de ce grand nombre de préceptes dont la logique est composée, je crus que j'aurais assez des quatre suivants, pourvu que je prisse une ferme et constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer. Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle : c'est-à-dire, d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention ; et de ne comprendre rien de plus en mes jugements, que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit, que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute. Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre.
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La philosophie naît d’un besoin fondamental de compréhension. Ce besoin submerge l’homme quand celui-ci se perd dans l’absence de sens ou d’unité qui doivent structurer le monde de la nature et de l’esprit. Hegel émettra cette idée que c’est quand les choses apparaissent scindées, quand la réalité ne va plus de soi, qu’il y a une nécessité de philosopher, de ressaisir le sens qui opère à travers toutes les structures de l’esprit. La philosophie doit ainsi livrer le sens. Mais elle doit ainsi se prononcer sur ce qui se passe, puisque l’action nécessite tout autant réflexion, en tant que ce sont les hommes qui font l’histoire. Dès lors responsabilité, engagement, attitude critique doivent jalonner toutes les sphères où se joue la réflexion. Mais n’y aurait-il pas, plus fondamentalement, à travers la philosophie, une volonté toute personnelle de suivre un chemin vers une forme de sagesse ?
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