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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
- besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
Extrait du corrigé : II, 369 d. Les faux besoins aliènent l'homme bien plus qu'ils ne le libèrent L'homme a-t-il véritablement besoin d'ordinateur, de téléphone portable, etc. ? Le blé le nourrit, mais aucun diamant au monde n'a pu remplir le ventre d'un affamé. Quand je connais un désir naturel, il cesse d'être dès qu'il est satisfait. Une fois que j'ai mangé, je n'ai plus faim. Ces plaisirs sont naturels parce qu'ils sont bornés : ils ont une limite naturelle. A l'inverse, les désirs non naturels peuvent être dits vains parce qu'ils ne seront jamais comblés ; ils résident dans le principe du « toujours plus », l'illimité. L'homme qui veut être riche, admiré, aimé, n'en a jamais fini de son désir. La satisfaction d'un besoin est une nécessité vitale puisqu'en son absence, la vie ou la survie de l'individu est menacée.
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Le corrigé du sujet " Peut-on distinguer les vrais des faux besoins ?" a obtenu la note de : aucune note
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Si les besoins naturels sont dits vrais, et les besoins artificiels faux, c'est que l'on présuppose que l'homme "vrai" est l'homme naturel. Tous les artifices qu'il s'ajoute (et d'abord, les produits qu'il fabrique), et tous les besoins qu'il se crée, seraient en quelque sorte contre nature. Notre problématique consiste à interroger ce présupposé. Qui nous dit en effet que la véritable nature de l'homme n'est pas au contraire sa faculté de produire un monde d'objets pour sa consommation et son plaisir, et de créer ainsi des besoins nouveaux ? Peut-on encore distinguer de vrais et de faux besoins, si l'homme se définit avant tout par son travail, et par conséquent sa capacité de transformer le monde et de transformer lui-même?
La critique de la société de consommation a mis à l'ordre du jour la dénonciation des "faux besoins", artificiellement créés. Mais si l'on entend par "faux besoin" le besoin de ce dont on n'a en fait pas besoin, il y a là un paradoxe. Un "faux besoin": n'est-ce pas là une contradiction dans les termes ?
La difficulté tient au fait que le "faux besoin" est vécu subjectivement comme une authentique nécessité. La première question est donc la suivante: peut-on identifier besoin et désir ? La conscience d'un besoin est-elle toujours le signe d'un besoin réel ?
Mais il faut aussi prendre la mesure de l'extrême difficulté qu'il y a à définir des besoins pour l'homme, dans l'absolu. appliquée à l'homme, la notion de besoin doit être envisagée sous un point de vue historique et social.
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