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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Alors que le besoin est fini - la satisfaction y met fin, du moins provisoirement-, le désir est infini car aucune satisfaction ne saurait le combler. Le besoin peut dire : « Assez ! ». Le désir crie : « Encore ! ». Qui peut se croire assez aimé ou assez riche ? On observe couramment des gens qui ne manquant de rien sont frustrés de tout, donc malheureux alors qu'ils disposent des « conditions objectives » du bonheur. C'est pourquoi le bouddhisme voit dans le désir la cause du malheur des hommes, et dans l'extinction du désir, la voie de la délivrance (cf. cours sur le bonheur). 3) Artificialité du besoin et nécessité du désir. Pourtant cette claire opposition entre le besoin lié au corps, donc naturel et un désir lié à l'âme, donc artificiel, n'est pas aussi indiscutable qu'il y paraît. Les besoins ne constituent pas une donnée immuable.
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qu'à connaître faux besoins distinguer besoin penser opinions pouvons-nous besoins nous-mêmes vrais possible recevables courage sans démocratie meilleur mort admettre régimes autrui liberté autrement partir
Si les besoins naturels sont dits vrais, et les besoins artificiels faux, c'est que l'on présuppose que l'homme "vrai" est l'homme naturel. Tous les artifices qu'il s'ajoute (et d'abord, les produits qu'il fabrique), et tous les besoins qu'il se crée, seraient en quelque sorte contre nature. Notre problématique consiste à interroger ce présupposé. Qui nous dit en effet que la véritable nature de l'homme n'est pas au contraire sa faculté de produire un monde d'objets pour sa consommation et son plaisir, et de créer ainsi des besoins nouveaux? Peut-on encore distinguer de vrais et de faux besoins, si l'homme se définit avant tout par son travail, et par conséquent sa capacité de transformer le monde et de transformer lui-même?
La critique de la société de consommation a mis à l'ordre du jour la dénonciation des "faux besoins", artificiellement créés. Mais si l'on entend par "faux besoin" le besoin de ce dont on n'a en fait pas besoin, il y a là un paradoxe. Un "faux besoin": n'est-ce pas là une contradiction dans les termes ?
La difficulté tient au fait que le "faux besoin" est vécu subjectivement comme une authentique nécessité. La première question est donc la suivante: peut-on identifier besoin et désir ? La conscience d'un besoin est-elle toujours le signe d'un besoin réel ?
Mais il faut aussi prendre la mesure de l'extrême difficulté qu'il y a à définir des besoins pour l'homme, dans l'absolu. appliquée à l'homme, la notion de besoin doit être envisagée sous un point de vue historique et social.
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