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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
Extrait du corrigé : En effet, le travail autrement entendu que nous ne le faisions au début de cette introduction n'est nullement antinomique avec le bonheur. Cependant, il faudra prendre garde à ne pas idéaliser le travail, c'est-à-dire à en faire une condition universellement nécessaire à l'expérience du bonheur. Car, nous le verrons, si l'on ne peut à proprement parler être heureux sans travailler, encore faut-il que le travail soit épanouissant pour que nous puissions être heureux en travaillant. I. Travail et bonheur : une antinomie fondée ? a. Une contradiction dans les termes A première vue, le travail semble intrinsèquement incompatible avec le bonheur. Il n'est besoin que de considérer l'étymologie du mot : « travail » vient en effet du latin tripalium, qui désigne d'abord un appareil formé de trois pieux servant à maintenir les chevaux difficiles pour les ferrer, puis un instrument de torture. Ceci nous amène donc à considérer le travail comme une activité intrinsèquement et nécessairement pénible, qui ne saurait contribuer au bonheur de personne - à moins qu'il ne prive de bonheur tous ceux qui travaillent. A la question « peut-on être heureux sans travailler ?
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Le corrigé du sujet " Peut-on être heureux sans travailler ?" a obtenu la note de : aucune note
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A première vue, la réponse à la question « peut-on être heureux sans travailler ? » peut nous apparaître relativement aisée à donner. En effet, les sèmes attachés à l’idée de travail (c'est-à-dire l’ensemble des activités accomplies par l’homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré) sont généralement liés à la souffrance : le travail est effort, pénibilité, une contrainte nécessaire, un mal dont on se passerait bien. Par conséquent, la question qui nous occupe peut même nous apparaître dépourvue de fondement : on peut être heureux sans travailler, puisque travail et bonheur s’opposent radicalement.
En effet, le bonheur peut être défini avec Albert Camus comme « l’accord d’un homme avec la vie qu’il mène ». Arrêtons-nous un instant sur l’extrême pertinence de cette définition : en effet, elle est compatible avec la pluralité des définitions subjectives que chaque homme peut donner à la félicité. Le bonheur d’un homme n’est pas celui d’un autre, le seul lien entre leurs bonheurs respectifs est que ni l’un ni l’autre ne serait disposé à échanger le sien contre celui d’autrui. Ainsi, pour reprendre et développer la définition du bonheur par Albert Camus, nous pouvons dire que le bonheur est l’état d’un homme en accord avec la vie qu’il mène, c'est-à-dire le sentiment que sa vie correspond à ses valeurs et aux attentes purement subjectives qui sont les siennes par rapport à l’existence.
Poursuivant l’étude des rapports du travail et du bonheur, nous pouvons dire que malgré l’extrême pluralité des réquisits du bonheur, le travail est nécessairement exclu de ces réquisits. Il parait, en effet, comme nous l’avons dit au début de cette introduction, que le travail, étant associé à l’idée de contrainte et de souffrance, ne saurait être pour personne une condition suffisante ni nécessaire à son bonheur. Il est tout au plus un mal nécessaire, que chacun se doit d’éprouver pour persévérer dans l’existence.
Mais c’est sans doute ce présupposé qu’il nous faut renverser : loin de n’être que l’expression d’une contrainte d’autrui sur moi-même, ou d’une nécessité impérieuse sur le cours de ma vie, le travail peut être considéré comme un moyen de réalisation de l’individu, par lequel il prête une signification à sa vie et trouve une place dans la société. Loin d’être une contradiction dans les termes, la question « peut-on être heureux sans travailler ? » est au contraire parfaitement pertinente. En effet, le travail autrement entendu que nous ne le faisions au début de cette introduction n’est nullement antinomique avec le bonheur. Cependant, il faudra prendre garde à ne pas idéaliser le travail, c'est-à-dire à en faire une condition universellement nécessaire à l’expérience du bonheur.
Car, nous le verrons, si l’on ne peut à proprement parler être heureux sans travailler, encore faut-il que le travail soit épanouissant pour que nous puissions être heureux en travaillant.
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