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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
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Sujet : Peut-on être Homme sans être citoyen ?

Extrait du corrigé : [...] Mais qu'est-ce que nous appelons erreur dans l'art politique ? N'est-ce pas la malhonnêteté, la méchanceté et l'injustice ? [...] Or, quand on a été contraint de faire contre les lois écrites et l'usage traditionnel des choses plus justes, meilleures et plus belles qu'auparavant, voyons, si l'on blâme cet usage de la force, ne sera-t-on pas toujours, à moins qu'on ne veuille se rendre absolument ridicule, autorisé à tout dire plutôt que de prétendre que les victimes de ces violences ont subi des traitements honteux, injustes, mauvais ? [...] Mais faut-il dire que la violence est juste, si son auteur est riche, et injuste s'il est pauvre ? Ne faut-il pas plutôt, lorsqu'un homme, qu'il ait ou n'ait pas persuadé les citoyens, qu'il soit riche ou qu'il soit pauvre, qu'il agisse suivant ou contre les lois écrites, fait des choses utiles, voir en cela le critère le plus sûr d'une juste administration de l'État, critère d'après lequel l'homme sage et bon administrera les affaires de ses sujets ? De même que le pilote, toujours attentif au bien du vaisseau et des matelots, sans écrire un code, mais en prenant son art pour loi, sauve ses compagnons de voyage, ainsi et de la même façon des hommes capables de gouverner d'après ce principe pourraient réaliser une constitution droite, en donnant à leur art une force supérieure à celle des lois. Enfin, quoi qu'ils fassent, les chefs sensés ne commettent pas d'erreur, tant qu'ils observent cette grande et unique règle, de dispenser toujours avec intelligence et science aux membres de l'État la justice la plus parfaite, et, tant qu'ils sont capables de les sauver et de les rendre, autant que possible, meilleurs qu'ils n'étaient Spinoza Bien que le souverain ait droit sur toute chose, [.

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • citoyen : Qui jouit des droits propres aux membres d'une cité ou d'un État. L'individu membre du corps politique, détenant des droits politiques et participant donc au pouvoir.

Problématique

Être citoyen c’est être libre s’exercer ses droits et ses devoirs, c’est être soumis aux lois de l’État où l’on vit à défaut de lois universellement appliquées. Ainsi, se demander si être un homme c’est possible sans être citoyen c’est se demander si on peut se qualifier de ce nom d’être moral sans avoir à obéir aux lois. Peut on se dire homme sans considérer ses devoirs de citoyen? L’homme comme être moral n’est il pas forcément homme comme être de droits? L’homme peut il se penser hors de la législation collective?

Plan détaillé

I L’homme, animal politique

    Penser l’homme hors de la société c’est oublier qu’il est homme. Pour Aristote, l’homme est un animal politique on ne peut le concevoir hors de la collectivité sinon il est un monstre ou un animal, l’homme se reconnaît en autrui, il est une liberté parmi d’autres et a besoin d’une législations qui les régulent entre elles.

II L’homme, sujet moral libre

     Être homme, sujet moral, serait-il une prémisse qui permettrait de choisir d’être un citoyen ou non? Être citoyen ne nécessite t il pas d’abord d’être un homme doté d’une morale et d’une conscience ainsi qu’une faculté de juger pour pouvoir établie une relation interactionnelle entre les hommes et reconnaître à chacune sa propre liberté?


III Être un citoyen c’est être un homme parmi les hommes

    On choisit donc d’être citoyen pour pouvoir vivre parmi les autres. On est donc homme avant d’être citoyen mais on le devient par nécessité. Ainsi être un homme c’est exercer une liberté individuelle mais par la présence d’autre libertés individuelles je dois revendiquer un droit et dès que ce droit est revendiqué je suis un citoyen. Le droit est ce qui me permet d’être libre, ma nature d’homme me permet également d’être libre. Ainsi, n’avons nous pas besoin d’être un citoyen pour pouvoir être un homme pleinement accompli?

Textes / Ouvrages de référence

Hobbes, Du citoyen
Spinoza, Traité politique
Rousseau, Du contrat social
Kant, Critique du jugement



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