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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
Extrait du corrigé : Et si quelqu'un venait à éventer la niaise rusticité de ce fameux concept du "libre-arbitre", au point de le rayer de son esprit, je le prierais de faire un pas de plus dans la voie des "lumières" et d'effacer aussi de son cerveau le contraire de ce pseudo concept, je veux dire le "serf arbitre" qui aboutit à un même abus des notions de cause et d'effet. Il ne faut pas concrétiser la "cause" et "l'effet", comme le font à tort les savants naturalistes, et tous ceux qui comme eux pensent en termes de nature, en se conformant à la balourdise du mécanisme régnant, qui imagine la cause comme un piston qui pèse et pousse jusqu'au moment où l'effet est obtenu ; il ne faut user de la "cause" et de "l'effet" que comme de purs concepts, c'est-à-dire comme de fictions conventionnelles qui servent à désigner, à se mettre d'accord nullement à expliquer quoi que ce soit. Dans "l'en-soi" il n'y a nulle trace de "lien-causal", de "nécessité", de "déterminisme psychologique" ; "l'effet" n'y suit pas la "cause", aucune "loi" n'y règne. C'est nous seuls qui avons inventé comme autant de fictions la cause, la succession, la réciprocité, la relativité, l'obligation, le nombre, la loi, la liberté, la raison, la fin ; et quand nous introduisons faussement dans les "choses" ce monde de signes inventés par nous, quand nous l'incorporons aux choses comme s'il leur appartenait "en soi" nous agissons une fois de plus comme nous l'avons toujours fait, nous créons une mythologie. Le "serf arbitre" est un mythe ; dans la réalité, il s'agit seulement de volonté forte ou débile. Quand un penseur s'avise de découvrir d'emblée dans tout "enchaînement de causes" et dans toute "nécessité psychologique" quelque chose qui ressemble à une contrainte, à une nécessité, à une succession obligée, à une pression, à une servitude, c'est presque toujours le signe qu'il y a quelque chose qui cloche en lui ; sentir ainsi est révélateur ; la personnalité s'y trahit. Et d'une façon générale, si mes observations sont exactes, le problème du déterminisme est envisagé sous deux aspects absolument différents, mais toujours de façon absolument personnelle ; les uns ne voulant rien céder de leur "responsabilité", de leur croyance en eux-mêmes, de leur droit personnel, de leur propre mérite (c'est le cas des races vaniteuses) ; les autres, tout à l'opposé, ne voulant être responsables de rien, coupables de rien, poussés par un intime mépris de soi, demandant à se décharger n'importe où du fardeau de leur moi. » Nietzsche montre que la question de la liberté est dénuée de sens, et procède d'une survalorisation de l'idée de responsabilité par la tradition kantienne, ou à l'inverse, du refus total par les défenseurs du déterminisme absolu de toute prise de responsabilité. Dans les cas, l'erreur provient d'une projection du langage sur le réel : se penser libre (autonome), c'est croire qu'on peut être cause de ses actions sans être soi-même déterminé par une autre cause. C'est donc d'une part, faire appel à la logique en revendiquant pour soi l'enchaînement des causes et des effets, et d'autre part admettre en même temps la possibilité d'un point de rupture dans la chaîne causale (l'homme qui est cause libre), ce qui est incohérent (Nietzsche parle d'un « attentat à la logique »).
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Le corrigé du sujet " Peut-on être libre sans le savoir ? " a obtenu la note de : aucune note
soumis pas sans esclaves n'être obéir exacte libre question l'art lois etre être nous plaît libres aux illusions réponse autonome vérité faire dévoilement savoir temporels mort contradiction penser conscience "qui entre est-ce limites plus suis-je d'une soi-même
Le premier problème que nous rencontrons est celui du bien-fondé de la différence (implicite dans le sujet) entre une liberté véritable et une liberté seulement illusoire : sur le plan de l’action, il semble en effet qu’il n’y ait pas de différence entre ces deux types de liberté.
I – Faut-il différencier une liberté illusoire d’une liberté véritable ?
Un second problème se pose : que la différence évoquée ci-dessus soit légitime ou non, où trouver la preuve qui fondera notre simple croyance en la liberté en un véritable savoir de sa réalité ?
II – Peut-on prouver qu’on est libre ?
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