LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.
Extrait du corrigé : .. 2-On appelle ces idées « préjugés » non pas en un sens nécessairement péjoratif puisqu'elles désignent alors simplement qu'elles ont été déjà pensées par d'autres. Ex. Aller à l'école permet d'apprendre et est une bonne chose. B- On ne pourrait tout d'abord pas vivre sans préjugés si ces derniers sont les idées que nous n'avons pas forgées nous-mêmes. 1- Pour pouvoir vivre, et bien vivre, lorsque l'on n'a pas d'expérience et qu'on ne sait pas ce qui est bon ou mauvais, il faut bien se fier aux idées des autres. 2- C'est ce que montre Descartes dans sa « morale par provision » quand il affirme se fier aux idées de son temps pour pouvoir agir tant qu'il ne connaît pas la vérité. C- Les préjugés ont-ils vraiment pour origine autrui, famille ou société ? 1- Il faut se demander si l'homme ne se déresponsabilise pas en affirment que l'origine des préjugés lui est extrinsèque et ainsi, cela amène à se demander si une société peut être exempte de préjugé. 2- A partir du moment où l'enfant devient homme et qu'il est un être raisonnable, on doit se demander si le fait de ne pas réfléchir les préjugés dont il hérite ne lui est pas imputable. II- L'homme peut se délivrer de ses préjugés en pensant par lui-même.
Corrigé de 1127 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Peut-on être sans préjugés ?" a obtenu la note de : aucune note
d'une juste être aucune heureux croyance dieu autres n'avoir est-ce vérité préjugés limites sans "qui superstitieux réponse suis-je avec conscience exacte renoncer l'art aimer obéir liberté dévoilement question illusions croire libre savoir mort religion penser
Lorsque l’on nous parle de préjugé, beaucoup d’expressions nous viennent à l’esprit : il ferait toujours froid en Finlande, ou encore les philosophes seraient des gens qui n’auraient pas les pieds sur terre, etc. La facilité avec laquelle nous pouvons citer un grand nombre de préjugés est liée à la définition même de ce terme : littéralement, il est ce qui est pré-jugé, c'est-à-dire ce qui a déjà été jugé. Le préjugé pouvant ainsi être compris comme ce dont nous n’avons pas examiné la pertinence par le biais de notre raison ou même de notre expérience, il est ce dont nous héritons toujours déjà. En ce sens, il semblerait qu’on ne puisse pas être sans préjugés : nous sommes toujours enfants avant que d’être adultes, et nous naissons ainsi nécessairement au sein d’une famille, d’une société, dont nous héritons des préjugés, à savoir d’idées que nous n’avons pas pensées par nous-mêmes. Mais on peut tout de même se demander s’il ne peut exister de famille, de société, où il n’y ait pas de préjugés : si c'était le cas, pourrait-on alors les qualifier de rationnelles ? Et aussi, quand bien même nous vivrions dans une société sans préjugés, est-ce que chacun singulièrement, par lui-même, aurait la possibilité d’en être délivré ? Comment le pourrait-il si ce n’est en réfléchissant ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie