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Sujet : Peut-on être victime de la mode ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Extrait du corrigé :

PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale.

Peut-on être victime de la mode ?

Corrigé : Peut-on être victime de la mode ? Corrigé de 1371 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Peut-on être victime de la mode ?" a obtenu la note de : aucune note

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Problématique

Depuis le XVe siècle, la mode alimente un flot continu de discussions morales, sociales, esthétiques, philosophiques, qui s’amplifie au XIXe et au début du XXe siècle. Des écrivains (Carlyle, Baudelaire, Mallarmé, Oscar Wilde, Proust), des sociologues et des anthropologues (Spencer, Sumner, Tarde, Veblen, Goblot, Simmel, Sapir) la prennent alors pour thème de réflexion, voyant en elle soit une modalité transitoire du style, une création futile mais attachante, soit une pourvoyeuse de nouveauté, gaspilleuse d’énergie, mais capable d’ébranler la tradition et les mœurs, pour le meilleur et pour le pire, soit, surtout, un témoignage privilégié du comportement de l’homme en société et en particulier de la soumission de l’individu aux normes collectives. Quand le sociologue Olivier Burgelin déclare aujourd’hui que « la mode ne se contente pas de s’emparer du vêtement, mais [...] concerne en profondeur [...] tout le vêtu (la société, le discours, la culture) », cette remarque indique clairement que les chercheurs appliquent le parti de la pluridisciplinarité à l’étude de la mode. Les sciences humaines comme les sciences appliquées conjuguent désormais leurs méthodes d’investigation pour une meilleure connaissance du phénomène de la mode dans sa totalité. Dès lors la mode peut-elle être comprise à la lumière d’une « victimo-genèse » collective, et non simplement individuelle ; ou, pour le dire plus simplement, être victime de la mode, n’est-ce pas là une qualité proprement collective, sans laquelle aucune « mode » proprement dite ne pourrait être reconnue ?



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