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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- puissance : Faculté de produire un effet, capacité; la force ou le caractère qui en résulte. Capacité, pouvoir (de faire, de devenir quelque chose) Pouvoir d'exercer de l'influence, d'imposer son autorité (sur quelqu'un, quelque chose)
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Cela montre que dans la vie sociale la puissance ne peut jamais être l'affirmation positive de soi comme la force active de Nietzsche, le champ de la représentation détourne les puissances dans une guerre des regards où la domination est la seule fin poursuivie. 3) Pourquoi les regards visent ils ce rapport de force ? Ce qu'ils visent, leur finalité, c'est ce qu'ils désirent, on peut donc dire que c'est le désir qui dirige cette guerre. L'anthropologue René Girard décrit le désir comme étant à la fois mimétique (nous désirons tous les mêmes choses) et concurrentiel (comme les choses que nous désirons sont rares nous nous défions pour les avoir). C'est ainsi que le désir cimente la société autour des mêmes valeurs (la poursuite des mêmes biens) et c'est ainsi que les puissances s'épuisent dans le jeu de la compétition. III :Dépasser les rapports de force. 1) Selon Hobbes le contrat social naît du désir des hommes de sortir de l'état de peur permanente de la mort dans la guerre de tous contre tous. Le contrat social consiste à soumettre et à donner sa force au souverain pour qu'en échange la force assemblée de tous protège chaque citoyen. Le citoyen se démet donc de sa liberté pour obéir à la loi, et en même temps, il acquiert une nouvelle liberté puisqu'il ne se soucie plus du danger que représentent les autres, il peut vaquer à ses occupations et exprimer ses puissances (ses talents). 2) L'Etat ne règle pas le problème de la compétition : est ce que chaque activité est régie par la loi de mimétisme et de concurrence du désir ?
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Le corrigé du sujet " Peut-on exprimer sa puissance sans dominer les autres ?" a obtenu la note de : aucune note
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Aristote définit tout être sous le couple acte/puissance. Ce qui est en acte est ce qui est présent effectivement et ce qui est en puissance est l’ensemble des actes possibles qu’un être peut effectuer. Par exemple le médecin qui dort est un dormeur en acte, mais c’est un médecin en puissance. La puissance est généralement ce qui rend un acte possible, mais plus particulièrement, la puissance de chacun est l’ensemble de ses talents propres qui le différencient des autres. Exprimer sa puissance signifie donc agire et la puissance permet d’agire dans un certain sens, par exemple faire le bien.
Mais dans la vie sociale, tout acte est interprété, détourné de son sens premier. Ce détournement est lié au fait de se représenter les uns les autres et comme entraînés par la pesanteur, nous nous représentons la puissance des autres comme une force que nous pouvons dominer ou qui peut nous dominer.
Tout accomplissement se fait en exprimant une puissance, accomplir le bien doit donc passer par l’expression d’une puissance. Mais les activités humaines sont prises dans un jeu concurrentiel qui transforme toute expression de puissance en expression de force c’est à dire en tentative de domination.
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