Peut-on faire le bonheur des autres? *
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L'homme ne peut s'épanouir qu'au sein d'une société, son boheur dépend autant de lui que des autres. Chacun peut et doit contribuer au bonheur de ses semblables. Mais, la conscience du bonheur est individuelle et subjective. De plus, le bonheur des uns et souvent incompatible avec celui des autres. Faire le bonheur des autres serait, en définitive, se rendre malheureux. La vie en société nous impose des règles qui nous empêchent d'être heureux.
Même si les individus ne sont pas assignés à une race en raison seulement de l'hérédité, il est certain qu'un ordre, que nous jugerions très pesant, s'impose à eux et détermine l'essentiel de leur existence. En ce sens le communisme Platonicien est l'exacte antithèse du communisme marxiste puisqu'il consiste non en l'abolition de la lutte des classes, mais en l'organisation rigide d'une société qui tire paradoxalement le principe de son unité de sa division même en castes. Si l'on ajoute à cela le fait que, dans la « République », l'individu semble n'exister que pour et en fonction de la communauté à laquelle il appartient, on comprendra que certains théoriciens modernes aient voulu voir dans la philosophie Platonicienne le premier de tous les totalitarismes. Appliquer la catégorie moderne de « totalitarisme » à la « République » Platonicienne constitue bien entendu un anachronisme délibéré qui, s'il peut être justifié politiquement, repose sur peu de fondements historiques et intellectuels. Disons plutôt qu'avec la « République » commence l'histoire de ces utopies qui, cherchant à traduire les rêves politiques de l'humanité, donnent souvent à ceux-ci l'allure de nos pires cauchemars. Le bonheur commun est le but de la société Il peut sembler que les intérêts de chacun sont inconciliables avec ceux d'autrui. Rousseau a résolu cette apparente contradiction en montrant que «si l'opposition des intérêts particuliers a rendu nécessaire l'établissement des sociétés, c'est l'accord de ces intérêts qui l'a rendu possible». Chacun contribue, dans la société, au bonheur de tous en renonçant en partie à ses propres intérêts pour les concilier au bien-être général. Le bonheur en démocratie serait de suivre les prescriptions de la "volonté générale". Chaque individu promet d'obéir à la « volonté générale ».
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