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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- malgré : En dépit de, à l'encontre.
Extrait du corrigé : , V). Autrui = Au sens général, c'est l'autre comme moi qui n'est pas moi, comme corrélatif du moi. - Chez Rousseau = Autrui désigne mon semblable, c'est-à-dire tout être qui vit et qui souffre, avec lequel je m'identifie dans l'expérience privilégiée de la pitié (Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes). - Chez Hegel = Autrui, donnée irrécusable comme existence sociale et historique, est, dans une relation intersubjective, constitutif de chaque conscience dans son surgissement même. Il se définit comme désir, non pas simple désir d'objet mais désir de désir, désir d'être reconnu. D'où la « lutte à mort » pour la reconnaissance où les consciences ne se constituent et ne se reconnaissent que dans cette relation conflictuelle (Maître et esclave - dialectique). - Chez Husserl = Autrui est l'autre que moi, donné non comme objet autre mais comme alter ego. L'expérience d'autrui est celle d'une « intercorporéité » : la comprésence de ma conscience et de mon corps se prolonge dans la comprésence d'autrui et de moi (Méditations cartésiennes). - Chez Heidegger = l' « être-avec-autrui » est une expérience originelle, celle de l' « l'être-avec », la découverte de notre humanité (Etre et Temps). - Chez Sartre = Autrui désigne ce moi-même dont rien ne me sépare si ce n'est sa pure et totale liberté.
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Le corrigé du sujet " Peut on faire le bonheur des autres malgré eux? " a obtenu la note de : aucune note
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· Angles d’analyse
® Il semble que le bonheur, bien qu’on ne puisse le définir claire de manière immédiate (chacun paraissant avoir une conception individuelle du bonheur), on s’accorde néanmoins sur une définition du bonheur comme aspiration fondamentale de l’homme.
® Pourtant, cet accord résiste mal à la tentative d’en déterminer le contenu que chacun imagine au gré de ses désirs et de ses espoirs : c’est en ce sens qu’il s’agit de se demander si un sujet (possédant une vision singulière du bonheur) peut, c’est-à-dire encore à la fois à la possibilité technique et la possibilité de droit, faire le bonheur d’un autre sujet (possédant lui aussi une autre vision singulière du bonheur).
® La difficulté réside d’autant plus dans le « malgré eux » : il semble en effet que déjà la question du « faire le bonheur de l’autre », de droit comme de fait, n’est pas chose facile, mais si cet autre ne le désire pas (puisque le « malgré eux » détermine un non-désir, voire un refus, de la volonté des autres en question), alors cela est-il encore possible ?
® Il s’agit en creux de s’interroger sur la notion de bonheur, pour essayer d’en déterminer la nature : c’est cette nature et cette essence qui vont nous permettre de répondre à la question, à la fois du point de vue du fait mais aussi du point de vue du droit.
Problématique
Est-il possible de fait de faire en sorte que les autres soient heureux quand ils ne le désirent pas eux-mêmes, et surtout lorsqu’on ne sait pas nous-mêmes définir clairement et universellement ce que c’est que le bonheur ? Cette difficulté inscrite de fait, interroger a fortiori le droit : peut-on légitiment imposer à l’autre sa conception du bonheur, quand celui-ci s’y refuse, sous le prétexte d’un « c’est pour ton bien » ? C’est ici à la fois la question de la nature du bonheur, mais aussi celle de la relation à autrui qui sont ici en jeu.
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