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Extrait du corrigé : Il y a donc une grande précaution établie autour de cette crainte de mots qui « dépasseraient notre pensée », mais cette expression encore est mensonge puisque tout ce qui est dit l'est à bon escient, c'est-à-dire qu'il reflète notre pensée, ainsi rien ne dépasse la pensée. La question posée renvoie nécessairement à une réponse en partie d'ordre psychanalytique, une réponse qui dirait que tout ce que la parole a en quelque sorte trahi elle l'a fait parce que c'était nécessaire qu'il en soit ainsi. Il y a un moment ou une phrase ou une pensée doit être dite même si elle ne pas être acceptable pour les autres. Nous pouvons donc dire que les mots en eux-mêmes ne trahissent pas la pensée mais que l'inconscient le fait, puisque c'est lui qui impose aux mots d'être dits. III. Troisième partie : les mots et l'inconscient. Par conséquent, si les mots, peuvent trahir notre pensée à travers des lapsus inconscients, alors il faudrait se méfier des mots et de leur signification, car leur signification serait donc bien plus profonde qu'on ne pourrait le croire. On pourrait donc se fier aux mots et à leur signification mais on pourrait aussi se méfier de leur violence. Ainsi, comprendre les mots serait en fait un art, un art d'interpréter tout dans un second sens, bien plus profond que la signification première qui nous apparaît. Les mots deviendraient donc le chemin par lequel on peut arriver à l'inconscient, le chemin par lequel d'autres choses se dévoilent.
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La question posée renvoie au rapport que l’on entretient avec les mots, à savoir que ces derniers sont l’expression du langage et donc de la volonté. Cependant, les mots reflètent également l’inconscient et tout ce qu’il cache, ce qui entraîne leur ambiguïté. Est-ce pour autant qu’il faut se méfier des mots ?
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