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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Nous avons vu que la position de Rousseau, comporte le danger que sous prétexte de rendre les gens libres contre leur gré, on ne leur face en réalité violence de façon illégitime. Il est vrai qu'il est parfois nécessaire d'exercer une contrainte sur les personnes qui refusent de respecter la loi, en les mettant en prison par exemple, dans le cas de délits graves ou de crimes. Mais il faut alors reconnaître que c'est pour protéger la société, et non pour rendre ces personnes libres qu'on en use de la sorte. Rendre quelqu'un libre, c'est nécessairement faire appel à sa liberté, en exerçant par exemple sa liberté de penser. Ainsi dans Alcibiade, Platon met en scène Socrate et Alcibiade. Alcibiade veut faire de la politique, et en tant que citoyen athénien il est tout à fait libre de le faire. Mais Socrate lui montre qu'il ne se connaît pas lui-même, parce qu'il ignore que son moi profond est constitué par son âme, c'est-à-dire principalement par sa capacité de penser, d'interroger par lui-même le sens de notions comme le juste ou l'injuste. Alcibiade doit donc apprendre à penser par lui-même, et c'est à cette condition seulement qu'il sera libre d'entreprendre une carrière politique. Or Socrate ne force pas Alcibiade à reconnaître que pour faire de la politique il faut pouvoir penser par soi-même, pas plus qu'il ne le force à adopter ses opinions. Il exerce son jugement à la faveur d'un dialogue, et n'adopte pas à l'égard d'Alcibiade une fonction de contrainte mais d'accompagnement.
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La liberté peut être définie de deux manières 1) négativement comme le fait de ne pas subir de contrainte externe de la part d’un autre qui limiterait notre pouvoir d’action 2) positivement, comme la capacité de se déterminer soi-même à prendre un parti plutôt qu’un autre. Or si l’on prétendait forcer quelqu’un à être libre, cela signifierait qu’il serait contraint de l’extérieur à l’être et que donc le premier sens de la liberté ne pourrait pas être respecté. Mais la liberté au premier sens est une condition de possibilité de la liberté entendue au second sens, car quelqu’un qui est forcé de faire quelque chose ne saurait se déterminer librement à le faire. On comprend donc que l’expression « forcer quelqu’un à être libre » semble être un oxymore, c'est-à-dire être contradictoire dans les termes. Pourtant si l’on ne peut forcer quelqu’un à être libre, on peut l’aider à devenir libre, en exerçant sur lui une contrainte momentanée durant laquelle l’individu ne sera pas libre, mais au terme de laquelle il deviendra libre. C’est d’ailleurs ce que vise toute éducation digne de ce nom. En effet on peut considérer qu’un enfant n’est pas libre au sens plein du terme, au sens où il n’a ni les moyens de subvenir à ses besoins, ni une idée claire de ce à quoi il aspire profondément. L’éducation vise à permettre à l’individu de savoir à quelle genre de vie il aspire, en lui donnant les moyens intellectuels qui lui permettront de penser sa vie, et fournit également les moyens d’être financièrement autonome. Mais si forcer quelqu’un à devenir libre suppose d’exercer sur lui une contrainte momentanée, cette contrainte ne peut pas être totale, et doit toujours en appeler à la liberté du sujet à venir. En ce sens la contrainte doit toujours s’effacer à terme en faveur d’un accompagnement, d’un guidage, qui en appelle à la responsabilité du sujet.
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