LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- juger : Sens 1: Rendre un jugement, lorsqu'on a la qualité de juge ou d'arbitre. Synonyme statuer. Sens 2: Donner son opinion. Synonyme critiquer. Sens 3: Estimer. Synonyme estimer.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : II Le jugement comme forme de la conscience : Kant et Husserl - Kant va plus loin que Descartes dans la Critique de la raison pure : non seulement la conscience est ce qui permet d'accéder au jugement légitime (évidence des éléments simples), mais le jugement est la structure même de la conscience. Toute conscience est donc d'abord et toujours jugement, même la simple conscience perceptive : le jugement dans l'expérience courante consiste ainsi à rendre possible l'expérience de l'objet dans le temps et l'espace. Cependant, ce jugement se limite à la sphère du sensible : cette extension du jugement se fait au prix de la connaissance de la substance, inatteignable selon Kant, contrairement à Descartes. - Husserl étend lui le jugement à tout le domaine de la conscience (Idées directrices pour une phénoménologie) : toute conscience est nécessairement conscience d'un objet, et tout objet n'a de sens que pour une conscience. La co-extension (même domaine d'application) de la conscience et du jugement est permise par l'abandon chez Husserl de la substance (chose en soi) que Kant mettait hors de portée du jugement : pour Husserl, la chose en soi n'est rien d'autre que la somme des apparences sensibles de cette chose, dont la conscience peut juger. III La conscience comme inadéquation du jugement : Nietzsche et Bergson - Nietzsche : le fait que la forme même de la conscience soit le jugement n'implique pas nécessairement que ce jugement soit adéquat. Il peut être le seul jugement possible, mais néanmoins être critiqué. C'est ce que fait Nietzsche dans Le gai savoir : il explique notamment que la conscience de soi conduit à une erreur de jugement sur soi-même (chacun est à soi-même le plus lointain). La conscience permet finalement de juger de la réalité dans la mesure où son jugement doit lui-même être remis en cause, notamment par le recours à des critères infra-conscients (moins conscients). - Bergson : pour accéder à la réelle nature des choses, le jugement de la conscience réflexive doit être abandonné pour recourir aux niveaux les moins conscients de notre perception.
Corrigé de 929 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Peut on juger d'une chose par la conscience qu'on en a ?" a obtenu la note de : aucune note
présence quelque réponse soi d'une conscience chose limites soi-même illusions être qu'on par exacte d'autrui penser juger dévoilement l'art mort d'art pas suis-je apprendre "qui question vérité beau oeuvre
La conscience semble être la forme même du rapport qui nous unit au monde : c’est elle qui nous donne accès à l’extériorité de ce monde en tant qu’extérieur. Dès lors, la possibilité de juger de ce monde, c’est-à-dire de déterminer la nature réelle de celui-ci, et de vérifier sa validité, doit être nécessairement dépendante de la conscience. Mais ceci ne suffit pas pour expliciter la réelle teneur de ce lien, et ses possibilités légitimes. Car la conscience relève-t-elle nécessairement du jugement, ou bien d’une autre forme de rapport au monde ? Et si elle permet effectivement de juger, en quoi ce jugement peut-il être adéquat, ou non ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie