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Peut-on parler d'une culture mondiale ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on parler d'une culture mondiale ?



Publié le : 25/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

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Peut-on parler d'une culture mondiale ?
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Nous entendons le mot culture en deux sens. On peut partir d'un fait simple: la culture de la terre. Il y a là, à la base, quelque chose de naturelle, de donné, qui est la terre. Puis l'homme en extrait les potentialités par une pratique qui lui est propre. Ainsi, l'agriculture exploite des ressources naturelles en vue d'en acquérir un produit propre, allant parfois jusqu'à réinventer ces ressources qui lui sont données au tout départ. Peut-être pouvons-nous voir l'homme de la même manière: il y a un substrat humain à la base: l'homme est un être naturel, il appartient à l'ensemble des êtres vivants qui vivent sur terre. Mais il développe à partir de ce substrat, des facultés, des capacités qui lui sont propres, il développe des potentialités qui ne sont sont qu'en puissance en lui (comme le langage, l'art...). En ce sens, la culture est un processus commun à tout homme. Mais d'un autre côté, l'homme exploite ou réinvente sa nature de manières différentes à travers la surface du globe. Un rapide coup d'oeil sur notre planète nous entraîne rapidement à apprécier une multiplicité de cultures. La culture peut donc être vue comme un vecteur d'actualisation des facultés proprement humaine, et ce vecteur ne prend pas le même visage selon le point spatio-temporel où il s'exprime. Alors, comment parler d'un vecteur « mondial »? Le terme « mondial » est embêtant puisqu'il nous révèle simultanément toute la prétention, peut-être, d'un autre mot qui l'englobe, à savoir celui d'universalité. Lorsque nous parlons d'universalité, nous entendons certes tout homme, mais au fond également, bien plus encore. En effet, dire de quelque chose que c'est universel, c'est entendre que cela vaut pour tout homme, et même, par extension, pour toute entité humaine qui figurerait dans l'univers. Le jugement universel embrasse l'infini du cosmos pour aller à la rencontre de toute créature humaine susceptible d'exister, même bien au-delà de notre simple et réduit habitat cosmologique. Tout être doué de raison se retrouve englobé dans ce jugement, même celui que l'on fantasme à l'autre bout de la noirceur cosmique. A contrario, le mondial, c'est ici, sur cette parcelle d'espace: il manque cette nécessité que conserve intrinsèquement la notion d'universalité. En effet, l'universel renvoie au démantèlement d'une logique interne à l'oeuvre dans l'objet étudié. Ainsi, Newton parlait de gravitation universelle, en ce sens même qu'il s'agissait là d'une nécessité à laquelle aucun corps ne peut échapper. Même s'il lui était difficile de comprendre le rôle ou l'identité de cette force à l'oeuvre, il avait découvert une ligne régulière de l'univers. Ainsi, si l'universel c'est la nécessité, le mondial, ce n'est que le général, soit ce qui vaut pour un ensemble de cas donné: c'est ce qu'on appelle le particulier. Le mondial, ce n'est donc pas proprement ce qui s'impose de manière intrinsèque comme nous l'avons vu avec l'universel, mais ce qui s'impose plutôt de manière extérieure, ce que l'on constate sans bien en comprendre la logique, si tenté qu'il y en ait une d'ailleurs. Ceci nous mène tout droit à l'idée qu'une culture mondiale serait un phénomène particulier qui s'impose de force et non de droit (universel). Ainsi rentrons-nous dans la sphère purement phénoménale. La notion « mondiale » nous oriente proprement à la surface du globe, contre l'intériorité essentielle, le mythe de l'intérieur comme l'appelle Nietzsche i.e celui d'un aspect caché des choses qui travaillerait notre monde par l'intérieur. Nous troquons une métaphysique des fonds contre celle, plus concrète peut-être, des forces à l'oeuvre.


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  • alesiaa (Hors-ligne), le 06/11/2010 é 06H12.
  • Gilbert63922 (Hors-ligne), le 09/04/2010 é 09H15.
  • Jessica26584 (Hors-ligne), le 16/03/2009 é 16H22.
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