Peut-on parler d'un droit a la vie ? *

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Sujet : Peut-on parler d'un droit a la vie ?

Aperçu du corrigé : Peut-on parler d'un droit a la vie ?

Peut parler droit

    Au sens strict, le droit à la vie protège l'être humain contre les atteintes à l'intégrité corporelle de la part d'une autre personne. Parler d’un « droit à la vie » est plus fort que de parler d’un « droit de vivre » car il s’agit alors d’avoir le droit d’avoir la vie sauve, donc d’exiger secours et protection en cas de danger, contrairement au droit de vivre qui n’implique que l’autorisation d’une certaine liberté. Le droit de vivre apparaît comme un droit universel et inaliénable, que l’on qualifie couramment de « droit naturel » car il tient à la nature de l’homme.  S’il est donc admis que tous les hommes ont le droit de vivre, peut-on dire en revanche que tous ont un droit à la vie ? Autrement dit, si l’on n’a pas le droit d’empêcher quelqu’un de vivre, ne pourrait-on dans certaines situations, agir sur la vie d’autrui ? Précisons que parler de « droit à la vie » met en jeu notre propre vie comme celle des autres… a-t-on droit à notre vie ou à la vie d’autrui ?

     Parler d'un « droit à » quelque chose  implique une action : le droit à la vie serait donc un droit d'agir sur la vie. Peut-on dire que l'on a droit à la vie d'autrui, c'est-à-dire, un droit de ravir la vie ou de décider de la vie d'autrui ? Parler de droit à la vie soulève alors un grand nombre de questions éthiques : peut-on mettre fin à la vie d'autrui, même si on pense que c'est pour son bien (ex. de l'euthanasie) ? De même, peut-on empêcher à la vie d'avoir lieu (ex. de l'IVG, de la contraception, de l'eugénisme), ou à l'inverse, décider de provoquer la vie artificiellement, en brusquant la nature (ex. de la fécondation in vitro). Les solutions apportées par la morale consistent à rechercher le moindre mal, donc à tolérer l'interruption d'une vie si les effets sont bénéfiques pour plus d'une vie (pour l'entourage familial, mais aussi pour le personnel hospitalier et pour d'autres malades en attentes de soins susceptibles d'être sauvés, dans le cas d'une euthanasie). Le don d'organe est par exemple un comportement encouragé par tous les défenseurs de la vie, car une seule personne décédée de mort cérébrale (donc au sens strict, encore en vie)  peut sauver la vie de nombreuses autres personnes. C'est l'argument utilitariste qui est appliqué ici.

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