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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : La connaissance rationnelle non plus : ce que l'homme découvre avec Freud, c'est la détermination de sa conscience par des pulsions inconscientes. Mais Freud va plus loin que Spinoza : là où Spinoza pensait que connaître l'indétermination supprimait l'illusion de liberté, Freud nous prévient que cette connaissance rationnelle n'empêchera pas la production illusoire d'un sentiment de liberté. Dès lors, parler de liberté de la conscience ne peut jamais être vraiment légitime : ce « parler » par la nature même de la conscience outrepasse toujours la réelle liberté de cette conscience. III « Parler » sa détermination : un facteur de libération ? Nietzsche et Bourdieu -Nous sommes parvenus à une vraie impasse chez Freud : la conscience ne peut connaître sa liberté, ni ressentir sa détermination ; elle ne peut que connaître son absence de liberté et ressentir tout de même cette liberté. Mais cette impasse est due à une conception spécifique de la liberté comme libération de tout déterminisme causal. Nietzsche ne la conçoit pas ainsi : pour lui, la liberté consiste à vouloir la nécessité de ce qui m'arrive (Le gai savoir). Il faut devancer sa propre détermination, s'accepter comme déterminé pour utiliser pleinement les possibilités de vie qui nous sont ainsi offertes. En changeant ainsi de conception de la liberté, qui ne s'oppose plus à la nécessité, ma conscience peut connaître les déterminations qui me constituent sans pour autant que le sentiment de liberté qui naît de l'affirmation de ses déterminations soit cette fois illégitime. Par conséquent, on ne pourrait « parler » que de son absence de liberté ; mais si cette parole est volontaire, affirmée, dit Nietzsche, elle un pouvoir performatif (qui produit son effet par lui-même) de libération.
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