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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
- inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
Extrait du corrigé : Il n'est pas possible en psychanalyse de faire des lois générales prévoyant les actes de tous les êtres humains. Un modèle théorique utile - Cependant, Freud a souvent affirmé que l'inconscient n'était qu'une hypothèse utile. « On nous conteste de tous les côtés le droit d'admettre un psychisme inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime. »( L'inconscient, in Métapsychologie) Il faut rappeler que l'existence de l'atome a été prouvé bien tardivement mais que le concept a pourtant été utilisé puisqu'il était utile et permettait aux recherches d'avancer. On peut donc admettre qu'il en est de même avec l'inconscient. - De plus, il existe bel et bien une vérification de l'hypothèse d'inconscient, qui est la pratique analytique, la cure. Comme le fait remarquer Freud dans l'article précédemment cité, la conscience a des lacunes et certains troubles incompréhensibles pour la conscience, retrouvent leur sens par rapport à la théorie de l'inconscient mais au-delà de ça peuvent disparaître avec la cure. « L'analyste est l'accoucheur de la liberté en aidant le malade à former la pensée qui convient à son mal. » Une science non exacte qui préserve la liberté humaine Il est vrai que l'hypothèse de l'inconscient ne satisfait pas tous les critères de scientificité.
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Le corrigé du sujet " Peut-on parler de science de l'inconscient? " a obtenu la note de : aucune note
obéir pour prendre conscience parler exacte l'inconscient suis-je liberté réponse science justifié mort est-ce vérité nécessaire dévoilement singulier renoncer penser d'une "qui pluriel raisonnablement politique question l'art illusions philosophie limites
Évitez de réciter seulement inconscient ou sur Freud. Interrogez-vous sur les critères de la scientificité d'une démarche.
Cette science existe, c'est la psychanalyse fondée par Freud. Vous savez sans doute également que celui-ci était médecin et non philosophe, et que pour lui le caractère scientifique de sa démarche était incontestable. C'est donc le freudisme qui est à remettre en question.
L'inconscient n'est pas l'inconscience. L'inconscience est un état dont tout le monde a fait l'expérience, et donc on n'a pas attendu Freud pour s'apercevoir de son existence. L'inconscient désigne une partie du psychisme, qui échappe par nature à la conscience. Il ne faut pas non plus le confondre avec une sorte de réservoir des pensées oubliées, ce qui supposerait qu'elles aient dû d'abord être conscients pour exister. Tout au contraire, parler d'inconscient, c'est supposer que nos pensées conscientes ont une origine inconsciente qui nous échappe. Il est bien évident que la science de l'inconscient, si on admet qu'elle existe, ne saurait être une science expérimentale. Ce qui relève de l'inconscient ne peut être directement observé, et Freud le savait bien. Si donc la psychanalyse peut réellement à bon droit être qualifiée de science, cette science sera d'un type nouveau. Le discours scientifique n'est pas forcément le seul valide. Nier la scientificité de la psychanalyse ne signifie donc pas nier tout droit de parler de l'inconscient, et l'on pourra par exemple estimer que, malgré son échec, l'oeuvre de Freud ouvre des perspectives intéressantes qui aident à comprendre l'homme et même à guérir certaines formes de maladie psychique.
« On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement sur cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l' inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissons l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques ; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison pleinement justifiées, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l' inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours des processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestable de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse. »
FREUD, « Métapsychologie ».
HTML clipboard « La recherche psychologique [...] se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas mare dans sa propre maison ». Freud, Introduction à la psychanalyse, 1917.
« L'homme comme tout être vivant pense sans cesse, mais ne le sait pas; la pensée qui devient consciente n'en est que la plus petite partie, disons : la partie la plus médiocre et la plus superficielle. » Nietzsche, Le Gai Savoir, 1883.
« L'hypothèse de l'inconscient est nécessaire [...], parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires. » Freud, Métapsychologie, 1952 (posth.)
« Il existe deux variétés d'inconscient : les faits psychiques latents, mais susceptibles de devenir conscients, et les faits psychiques refoulés qui, comme tels et livrés à eux-mêmes, sont incapables d'arriver à la conscience. [...] Nous réservons le nom d'inconscients aux faits psychiques refoulés. » Freud, Essais de psychanalyse, 1923.
Ces faits psychiques refoulés sont en effet soumis à une censure qui évacue hors de la conscience (qui « refoule ») les désirs jugés incompatibles avec les exigences morales du sujet.
« L'inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. » Freud, L'Interprétation des rêves, 1899.
« Longtemps on a considéré la pensée consciente comme la pensée par excellence : maintenant seulement nous commençons à entrevoir la vérité, c'est-à-dire que la plus grande partie de notre activité intellectuelle s'effectue d'une façon inconsciente. » Nietzsche, Le Gai Savoir, 1883.
« Il faut éviter [...] de croire que l'inconscient est un autre Moi ; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses; une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je; cette remarque est d'ordre moral. » Alain, Éléments de philosophie, 1941.
« L'inconscient est une méprise sur le Moi, c'est une idolâtrie du corps. » Alain, Éléments de philosophie, 1941.
« La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.,» Sartre, L'Être et le Néant, 1943.
« L'inconscient est ce chapitre de mon histoire qui est marqué par un blanc ou occupé par un mensonge : c'est le chapitre censuré. Mais la vérité peut être retrouvée. » Lacan, Écrits I, 1966.
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