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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : Pascal : « Le Moi est haïssable. ». Comment et pourquoi ? a) La philosophie chrétienne jugea avec Pascal que « le moi est haïssable » parce que Dieu seul est digne d'amour et que le Moi tend à nous en détourner. Elle fait donc du délaissement de soi un devoir moral, mais pour autant les chrétiens n'iraient pas jusqu'à dire que l'on peut ne pas s'aimer soi-même, s'ils consacrent leur amour terrestre à dieu c'est parce que dieu lui-même est amour, et qu'il le leur rendra à l'heure du jugement dernier. C'est donc, pour l'amour d'eux même, au moins de la partie immortelle qui est en eux (âme) et qui en ce sens appartient à dieu, qu'il se détourne de leur partie mortel (corps). « Aime ton prochain comme toi-même », dit la bible, c'est-à-dire en tant qu'il est comme toi, une partie de Dieu. On voit bien que le désamour de soi, n'est possible que dans la mesure où la conscience chrétienne, mais au-delà, simplement la conscience peut se scinder et se juger elle-même. Problème : Pour les athées, qui ne croient pas à l'immortalité de l'âme, cette conscience qui juge, est le produit d'une illusion historique. Nul ne peut les en convaincre, car elle repose sur une croyance, ce qui n'est pas .
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Le corrigé du sujet " Peut-on ne pas s'aimer soi-même ?" a obtenu la note de : aucune note
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Nous allons nous interroger ici sur l’amour de soi et plus particulièrement sur la négation de cet amour. Peut-on ne pas s’aimer soi-même ? Tout d’abord, peut-on éprouver du rejet à notre propre endroit, se sentir dégoûter par soi-même ? Sûrement, dans bien des cas : on se trouve parfois laid, ou pas intéressant, trop petit, trop gros, parfois trop bête ou trop ignorant, pas assez intelligent, etc. Mais alors où se tient le soi qui juge par rapport au soi qui est jugé et sur quels critères juge-t-il ? Ce critère est-il un critère universel ou subjectif ? Peut-on avoir des raisons objectives et universelles de nous détester et dans quels cas précis ? Si oui, dans les autres cas, pourquoi, nous détestons nous, « sans raison » ? Pour comprendre ce problème, il faudrait alors nous demander si c’est une conscience naturelle du bien en soi, (un critère objectif partagé par l’humanité dans son ensemble) ou bien plutôt la comparaison à une norme extérieure à nous, - que notre conscience s’est pourtant appropriée - qui nous fait nous juger nous même ainsi incomplet et détestable ? Dans le premier cas, il faudrait se demander si une telle conscience est seulement possible et le cas échéant quel domaine de la conscience lui appartiendrait en propre, - une fois ce domaine établi, il faudrait se demander si une telle conscience universellement partagée, qui pèserait, donc, également sur tous et sur chacun, pourrait nous pousser à ne point nous aimer nous-même -, dans le second cas, il nous faudrait essayer de comprendre si ce malaise ne repose pas plutôt sur un critère illusoire, c'est-à-dire un critère d’erreur sur la nature humaine ? Dans ce cas, il faudrait enfin, se demander, comment et par quel processus, l’homme a pu se tenir en si peu d’estime, qu’il a soumis aux fluctuations et aux changements innombrables de l’opinion, le Bien qu’impérativement il se devait ?
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