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Sujet : Peut-on ne pas savoir ce que l'on fait ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Extrait du corrigé :  » Socrate pense, lui, que l'accès au bonheur, au Bien, « cela veut dire être raisonnable, se dominer, commander aux plaisirs et aux passions qui résident en soi-même ». Pour tenter de réfuter Calliclès, Socrate lui montrera que son idéal de mode de vie ressemble bien à une « passoire ». L'intempérance consiste à accumuler des plaisirs qui n'ont aucune consistance, à ne pas savoir se mesurer, se satisfaire, mais au contraire à être habité par des désirs tels que pour les combler il faut « s'infliger les plus dures peines ». L'erreur fondamentale de Calliclès est de confondre l'agréable et le bon, de confondre la démesure des désirs déréglés et irrationnels avec l'équilibre de la satisfaction  véritable. C'est que l'injustice est une maladie de l'âme, et  plus précisément encore la subversion d'un ordre. Le magnifique mythe de l'attelage ailé dans le « Phèdre » décrit d'une façon imagée ce qu'est l'âme. Elle est comparée à un attelage composé d'un cocher et de deux chevaux. L'un est blanc, docile, l'autre est noir, à les oreilles poilues et se montre sourd aux injonctions du cocher ; il menace ainsi l'équilibre de l'attelage. Il y a donnc trois instance dans l'âme. Le cocher figure la raison, qui a pour tâche de diriger.

	Peut-on ne pas savoir ce que l'on fait 	?

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Problématique

  • POUR DÉMARRER

 
 voici un sujet qui nous interroge sur les limites de la connaissance, dans le domaine particulier de l'action. Est-il possible, en effet, de ne pas saisir, de façon précise et adéquate, dans toute leur ampleur et leurs conséquences, les actions que nous exerçons nous-mêmes sur la réalité, et que nous paraissons maîtriser? A priori, cet énoncé peut sembler paradoxal.
 

  • CONSEILS PRATIQUES

 
 La qualité de votre travail réside dans l'analyse minutieuse des termes« savoir» et «faire ». Certains de nos actes échappent à notre capacité de détection psychique (actes manqués) et ceci constitue une première limite. D'autres conduisent à des conséquences que nous n'avons pas prévues, par ignorance, par aveuglement ou par incompétence : la connaissance complète de toute leur ampleur nous dépasse. Un plan progressif qui aborde successivement ces différents aspects de la question paraît ici souhaitable.
 

  •  BIBLIOGRAPHIE

 
 FREUD, Cinq leçons sur la psychanalyse, Payot. HEGEL, La raison dans l'histoire, 10/18-UCE.



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