Peut-on penser par soi-même sans se soucier de ce que pensent les autres ?

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Peut-on penser par soi-même sans se soucier de ce que pensent les autres ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on penser par soi-même sans se soucier de ce que pensent les autres ?



Publié le : 11/4/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

J’ai une activité intellectuelle donc je pense, de là je constate mon existence, « je pense, je suis ». Mais, je constate aussi que j'ai constaté mon existence : je constate donc qu'il existe en moi une capacité de réflexion sur moi-même dés lors, je pense par moi-même.

Suis-je pour autant solitaire dans ma pensée ? Non ! Je suis un être social et de ce fait je vis avec autrui,  avec lequel je me confronte afin qu’il me reconnaisse. Cet « impitoyable » combat que décrit Hegel, peut aboutir à l’asservissement intellectuel du plus faible par Autrui qui détermine alors sa pensée.

 

Peut-on toujours considérer l'homme, substance pensante par elle-même, comme un être libre et indépendant dans la pensée alors même que celle-ci semble de plus en plus déterminée par autrui ?

 

Nous verrons que, dans un premier temps, l’homme est un être capable de penser par lui-même, mais que,  cette faculté est liée à la présence d’autrui, qui va chercher à imposer sa pensée au détriment de celle des autres.

 



Pour un savant ou un philosophe qui, comme lui, sort des sentiers battus et balisés de la tradition, rien ne saurait être plus important que de ne pas s'égarer dans les terres inconnues à découvrir.          Aussi trouve-t-on chez Descartes une magnifique définition de la méthode :  « Par méthode, j'entends des règles certaines et faciles, grâce auxquelles tous ceux qui les observent exactement ne supposeront jamais vrai ce qui est faux, et parviendront sans se fatiguer en efforts inutiles, mais en accroissant progressivement leur science, à la connaissance vraie de tout ce qu'ils peuvent atteindre. » « Règles pour la direction de l'esprit » (IV). La méthode garantit donc : q       La certitude (l'élimination de l'erreur) ; q       La facilité et l'économie d'efforts ; q       La fécondité et l'augmentation progressive des connaissances ; q       La sagesse, en ce sens que l'homme qui s'y soumet atteindra la connaissance de tout ce qu'on peut humainement savoir. Resterait à dire pourquoi Descartes ressent le besoin de créer une méthode, applicable à tous les objets de connaissance, après vingt-trois siècle de science et de philosophie. La première partie du « Discours » en fournit l'explication, qui se présente comme une biographie intellectuelle. Descartes y expose ce qui l'a poussé à sortir des sentiers battus, c'est une véritable crise de l'éducation qui est le signe d'une crise de civilisation. Bon élève dans un excellent collège, Descartes découvre avec consternation que tout ce qu'on lui propose, quelles que soient son utilité et sa richesse, n'est bâti « que sur du sable et de la boue ». Le doute s'immisce dans son esprit : alors qu'il a été éduqué par les meilleurs maîtres, sa recherche d'une certitude échoue. Il cherchait, et l'éducation lui promettait « la connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie », mais il se trouve « embarrassé de tant de doutes et d'erreurs, qu'il me semblait n'avoir fait aucun profit, en tâchant de m'instruire, sinon que j'avais découvert de plus en plus mon ignorance ».




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  • robiins (Hors-ligne), le 22/11/2011 à 22H20.
  • DeliliPln (Hors-ligne), le 09/11/2011 à 09H15.
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    Problématique

    Le sophiste Protagoras, écrit Diogène Laerce « fut le premier qui déclara que sur toute chose on pouvait faire deux discours exactement contraires, et il usa de cette méthode ». Selon Protagoras, « l'homme est la mesure de toute chose : de celles qui sont en tant qu'elles sont, de celles qui ne sont pas en tant qu'elles ne sont pas » Comment doit-on comprendre cette affirmation ? Non pas, semble-t-il, par référence à un sujet humain universel, semblable en un sens au sujet cartésien ou kantien, mais dans le sens individuel du mot homme, « ce qui revient à dire que ce qui paraît à chacun est la réalité même » (Aristote, « Métaphysique », k,6) ou encore que « telles m'apparaissent à moi les choses en chaque cas, telles elles existent pour moi ; telles elles t'apparaissent à toi, telles pour toi elles existent » ( Platon, « Théétète », 152,a).

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Il y a sans doute des gens très savants et très favorisés qui se proposent de penser sur un sujet et qui tiennent leur propos; il y a des gens capables de diriger leur esprit comme un navire sur une mer semée de brisants, des gens qui pensent réellement, c'est-à-dire qui pensent ce qu'ils veulent. Heureuses gens!, G. DUHAMEL, Salavin, I, X.

    Ajouté par webmaster

    (...) toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le -moi se perd vite!); elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions., BAUDELAIRE, le Spleen de Paris, III.

    Ajouté par webmaster

    Ces chers enfants pensent-ils bien? - J'en suis très satisfait, répondit le magister. Le tout est d'être nourri dans les principes. Il faut bien penser avant que de penser. Car ensuite il est trop tard (...), FRANCE, l'île des pingouins, V, I.

    Ajouté par webmaster

    « Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d'en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société; c'est le droit de l'égoïsme. » Marx, La Question juive, 1844.

    Ajouté par webmaster

    Descartes arrive ainsi, sans y faire le moindre effort et même, évidemment, sans s'en soucier, à la véritable et grande éloquence, où il y a, à la fois, chaleur, mouvement, éclat et magnificence., Émile FAGUET, Études littéraires, XVIIËe s., Descartes, IV, p. 63.

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    Il est dans la force de l'âge. Il se livre à son humeur violente et sauvage, sans plus se soucier de rien, sans égards au monde, aux conventions, aux jugements des autres. Qu'a-t-il à craindre ou à ménager? Plus d'amour et plus d'ambition. Sa force, voilà ce qui lui reste, la joie de sa force et le besoin d'en user, presque d'en abuser., R. ROLLAND, Vie de Beethoven, p. 37.

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    Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve. Le Rire Bergson, Henri

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    Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve. [ Le Rire ] Bergson, Henri

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    -La déprédation peut être imposée par le manque de civilisation ... Les vrais sauvages, en effet, ceux qui ignorent l'agriculture et l'élevage, ne peuvent vivre que de la chasse et de la pêche et de la cueillette des fruits (...) -La déprédation peut être imposée par la nature. Elle est normale pour les peuples, quel que soit le degré de civilisation, qui habitent la forêt équatoriale où l'exploitation méthodique du sol suppose la disparition méthodique de cette forêt (...) C'est ainsi que, dans la forêt équatoriale de l'Amazonie, la déprédation est le fait même de la colonisation blanche qui «saigne» les plantes à caoutchouc sans aucune précaution et sans se soucier de conserver les espèces., E. BARON, Géographie générale, XXVI, p. 381-382.

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