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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
Extrait du corrigé : Alors cessent tous les prétendus «droits naturels», à l'exception de ce que les individus eux-mêmes ne peuvent aliéner, ce qui est le cas de leur liberté de penser et d'exercer leur raison, tandis que leur liberté de s'exprimer passe sous le pouvoir de la loi.■ Ainsi, selon cette philosophie du droit, le droit d'aller contre le droit ne saurait être un droit. Comme l'explique Spinoza : « Tout citoyen est non point indépendant, mais soumis à la nation, dont il est obligé d'exécuter tous les ordres. Il n'a aucunement le droit de décider quelle action est équitable ou inique, d'inspiration excellente ou détestable. Tant s'en faut ! L'Etat est, en même temps qu'un corps, une personnalité spirituelle ; la volonté de la nation devant passer, par suite, pour la volonté de tous, il faut admettre que les actes, déclarés justes et bons par la nation, le sont aussi de ce fait par chacun des sujets. Dans l'hypothèse même, où l'un de ces sujets estimerait les décisions nationales parfaitement iniques, il n'en serait pas moins obligé d'y conformer sa conduite. » (Traité politique, III, § 5)■ Cette obligation de se soumettre dans tous les cas aux lois, n'entraîne cependant pas une obligation de reconnaître en conscience le bien-fondé de la loi, puisque, nous l'avons vu, le droit de penser et d'exercer sa raison est un «droit naturel» inaliénable. La conscience humaine, c'est-à-dire le pouvoir d'exercer sa raison, reste et ne peut que rester libre : aucune loi ne saurait empêcher quiconque d'exercer sa raison. La révolte de la raison contre ce qui est déraisonnable n'est ainsi pas un droit, elle est un fait.■ Mais si la révolte physique, violente, ne peut être un droit, elle est, elle aussi, comme nous le montre l'histoire, un fait.
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Le corrigé du sujet " Peut-on penser ce que l'on veut ?" a obtenu la note de : aucune note
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A première vue, cette question peut paraître triviale. En effet, comment quelqu'un pourrait agir sur mes pensées, sur ce qui par définition est inaccessible aux autres? Pourtant si l'on réfléchit sur la définition même de la liberté, les choses se compliquent. En effet, si la liberté est tout d'abord vécue comme expérience. Qu'est ce qui constitue cette expérience ?
Si la liberté est pensée premièrement comme absence de contrainte extérieure ? Mais elle ne peut se réduire à ce seul sens. Être libre c'est aussi pouvoir infléchir soi-même sur ses actions et sur ses pensées. Peut-on alors réellement contrôler nos pensées et décider de leur contenu ?
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