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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Il faudrait déjà connaître le futur pour dire si l'on perd ce temps ou pas. Ne faut-il pas apprendre à perdre son temps ? Introduction * Un paradoxe surgit du contraste entre trois points de vue possibles « perdre son temps » est inévitable puisque le temps se perd en tant que présent devenant passé irréversible ; il est « perdu » du point de vue ontologique ; mais du point de vue psychologique, c'est à une qualité de mémoire que revient la perte ou non du temps : il peut être retrouvé et conservé (Proust). Enfin du point de vue éthique, le temps perdu est le temps vide stérile, et improductif quand aux valeurs existentielles directrices. * Perdre son temps, n'est-ce pas tomber dans une frivolité stérile, sans conséquences sur le futur ni sur l'enrichissement spirituel du moi ? N'est-il pas un présent fugitif et disparaissant sans effets sur l'avenir et sans créativité réelle ? La question ne renvoit-elle pas à une évaluation existentielle, au souverain bien des stoïciens ou au devoir kantien, bref aux valeurs fondamentales d'une éthique ? * Perdre son temps, n'est-ce pas méditer le contraste entre la disparition ontologique du présent, son anéantissement, et le sentiment de propriété attaché à la temporalité ? Ne faut-il pas corriger la catégorie de l'avoir (perdre et gagner) par la catégorie de l'être : être digne de son temps ou non, sans nourrir l'illusion que le sujet est propriétaire de sa temporalité ? I - Le point de vue ontologique : le temps perdu.
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